La Bourse de Paris dispose de soutiens solides

Les semaines se suivent et se ressemblent à la Bourse de Paris, à la grande satisfaction de ses acteurs. Cette semaine encore, le CAC 40 a gagné du terrain, clôturant sur un gain hebdomadaire de 1,9 %. Dans le sillage de Wall Street qui, à l'image du bond de 2,3% du S&P 500, joue également l'embellie économique. Le rebond de l'indice parisien approche désormais les 35 % depuis son plus bas atteint en cours de séance le 9 mars à 2.465,46 points. Tandis que la reprise du DJ Euro Stoxx 50 avoisine 40 % sur cette période. Les marchés actions continuent d'être alimentés par une série d'indicateurs conjoncturels encourageants. En Chine, l'indice manufacturier PMI vient, pour le troisième mois consécutif, de confirmer son expansion. Au Japon, l'activité industrielle a rebondi de 5,2 % en avril, soit, comme le rappellent les équipes de EFG Gestion Privée, sa plus forte amélioration mensuelle depuis 56 ans. Outre-Atlantique, les destructions d'emplois se révèlent moins importantes que prévu. Et cela alors que l'indice ISM des directeurs d'achats américains a encore progressé en mai. Pour François Chevallier, stratégiste à la Banque Leonardo, « c'est à nouveau dans l'indice ISM que les indices actions ont trouvé la force le 1er juin de sortir par le haut de la zone de congestion, où ils oscillaient depuis un mois ». En se basant sur une remontée de ce baromètre au-delà des 50, l'expert estime que les marchés actions disposent encore d'un potentiel haussier de 15 %.D'autres raisons, d'ordre plus mécanique, pourraient alimenter le rebond du marché français. Ou du moins éloigner le risque d'une violente correction. Le décryptage de l'embellie constatée sur l'indice CAC 40 au cours des deux derniers mois est en ce sens instructif. Sur cette période, on retrouve parmi les 10 plus mauvais élèves de l'indice, une grande majorité de valeurs dites défensives, comme Sanofi-Aventis, GDF-Suez, Air Liquide, voire des valeurs refuge comme Total. Au total, la pondération de cet échantillon de titres dans l'indice s'élève à 47 %. contrepoidsÀ titre de comparaison, la sphère de la banque et de l'assurance, qui est principalement à l'origine du rebond des marchés boursiers, constitue à peine plus de 15 % du CAC 40. Enfin, le palmarès des dix plus belles envolées depuis début mars, englobant des actions cycliques, pèse à hauteur de seulement 20 %. Dès lors, nul doute que si les opérateurs venaient à douter sérieusement de la solidité de la reprise économique, les valeurs défensives, oubliées du rebond, pourraient faire contrepoids face un violent retour de bâton sur les valeurs cycliques. À moins que ces mêmes valeurs ne profitent d'un effet de rattrapage qui serait de nature à nourrir l'actuel courant acheteur.

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