Labco poursuit sa conquête de l'Europe

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Labco grandit encore en Allemagne. Le numéro un français du diagnostic médical (70 laboratoires) annonce aujourd'hui le rachat du laboratoire allemand AescuLabor Karlsruhe (20 millions d'euros de chiffre d'affaires). Sa septième opération outre-Rhin.Depuis l'été dernier, Labco multiplie les acquisitions (13 au total). L'argent nécessaire à cette politique d'investissement agressive, le laboratoire est allé le chercher en juillet dernier auprès d'investisseurs, parmi lesquels le fonds d'investissement britannique 3i. En échange de 75 millions d'euros, ce dernier a pris 20 % du capital. « Le réseau international de 3i, sa vision globale et sa force de frappe financière nous ont séduits », se remémore Éric Souêtre, le patron de Labco. Le management, représenté par 300 des 3.500 salariés du groupe, reste majoritaire, avec 60 % des parts, le solde étant détenu par d'autres investisseurs (CIC Finance, Crédit Agricolegricole Private Equity, Natixis et TCR). Pour l'heure, Labco poursuit sa croissance à un rythme effréné. Son chiffre d'affaires, de 220 millions d'euros en 2007, est passé à 410 millions l'an dernier. Ambitieux, Éric Souêtre vise le milliard d'euros d'ici cinq ans. Et une position encore plus forte en Europe. Aujourd'hui, Labco réalise 50 % de son chiffre d'affaires hors de France, contre 20 % mi-2008. Déjà présent dans la majeure partie de l'Europe de l'Ouest, Éric Souêtre entend développer Labco « dans les pays scandinaves et d'Europe de l'Est ». « Les coûts, de plus en plus importants, ainsi que l'harmonisatio n réglementaire en Europe vont conduire à une consolidation du secteur. Une opportunité pour Labco de se renforcer », développe-t-il.3i, en coulisse, s'assure que les moyens financiers suivent les ambitions du groupe. Le fonds a apporté en mars 65 millions d'euros supplémentaires, portant son investissement total à 140 millions d'euros. « Labco est l'un des deux seuls laboratoires européens à bénéficier d'une position internationale [avec Unilabs, Ndlr]. Il faut pousser cet avantage », explique Denis Ribon, associé chez 3i. salariés intéressésAvec, là encore, la volonté de se développer par l'intégration de laboratoires locaux, tout en « s'assurant que les équipes en place sont directement intéressées au succès de l'entreprise », explique Éric Souêtre. La clé : leur proposer de réinvestir de 10 à 20 % de la valeur de leur laboratoire dans le capital du nouvel ensemble. Alexandre Madde

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