Thomson emporté dans une spirale infernale

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La date s'annonce cruciale pour Thomson. Le 16 octobre, le groupe de services et d'équipements pour l'industrie audiovisuelle publie son chiffre d'affaires du troisième trimestre 2008. La direction devra absolument rassurer sur l'état de santé de la société alors que depuis quelques semaines les investisseurs jouent un scénario catastrophe. Hier, le titre a touché un nouveau plus-bas historique à 1,74 euro, dans un marché certes catastrophique. Mais la chute avait commencé bien avant. Le cours de l'action a perdu 45 % en un mois. Et depuis le début de l'année, son plongeon atteint 81 %.Tout semble aller contre Thomson aujourd'hui. Le ralentissement économique va inévitablement peser sur le chiffre d'affaires de l'entreprise. La direction a adopté au début de l'année des mesures de réductions des coûts. Mais celles-ci suffiront-elles alors que, depuis, les économies entrent tour à tour en récession ? D'où le risque de pertes plus importantes que prévu cette année. Dans ce contexte, et alors que la capitalisation boursière de Thomson est très largement inférieure à la valeur comptable de son actif net, le groupe pourrait être contraint en fin d'exercice à déprécier la valeur de ses actifs. Ce qui entraînerait de nouvelles pertes et amputerait d'autant les fonds propres. Au 30 juin, Thomson respectait les ratios financiers négociés avec ses banques.RECAPITALISATION PROBABLEMais la marge de manoeuvre est faible. Pour les investisseurs et malgré les démentis de la direction, Thomson ne pourra échapper à une recapitalisation et à de nouvelles cessions d'actifs. D'ailleurs, malgré les affirmations de Thomson, certains scénarios de vente ou de démantèlement ont été évoqués par le passé. Selon nos informations, l'ancien PDG Frank Dangeard a tenté en juillet 2007 de sortir Thomson de la Bourse en procédant à un LBO au côté de fonds d'investissement. Début 2006, le fonds Silver Lake, soutien financier du plan Dangeard qui a récemment demandé le remboursement de sa dette, aurait fait une proposition sur la partie services, qui coiffe Technicolor, offre refusée par l'ex-PDG.Entre 2006 et 2007, " tous les hedge funds de la planète", selon un témoin des faits, ont frappé à la porte du groupe électronique, pour une reprise totale ou partielle de la société. Mais les discussions ont achoppé sur le prix. Même Alcatel, avant sa fusion avec Lucent, s'était intéressé à Thomson. " Les discussions ont dépassé le stade du due diligence." Mais la partieservices semble avoir été un facteurbloquant.

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