H2 Pharma a trouvé son eldorado

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Île-de-France/pharmacieLa ZAC de la Croix-Bonnet à Bois-d'Arcy (Yvelines) est encore en chantier, mais l'ordre et la propreté règnent dans l'usine ultramoderne que la société H2 Pharma y a inaugurée en février. Quinze millions d'euros ont été investis par le premier producteur français de sirops génériques pour se doter de ce nouvel outil industriel qui peut produire 50 millions de flacons par an, soit presque le triple de la capacité de production de l'ancienne usine de l'entreprise à Cachan (Val-de-Marne). Une extension, déjà prévue, permettra de fabriquer 20 millions d'unités supplémentaires. « Nous fabriquons des sirops et des solutions sans sucre et avons fait le choix d'une usine très fortement automatisée. C'était une obligation afin de proposer le meilleur rapport qualité-prix », souligne Henry Hassid, PDG et actionnaire majoritaire d'H2 Pharma. 75 % de la production sont destinés au marché des médicaments génériques.marché domestiqueRacheté en 1984 par Henry Hassid, le laboratoire Aérocid, devenu depuis H2 Pharma, s'est intéressé aux génériques dès 1995. Ses ventes ont décollé à partir de 1999 avec l'autorisation accordée aux pharmaciens de substituer un générique à un médicament de marque. Le marché domestique des génériques est en constant essor, mais loin d'avoir atteint les niveaux de certains pays voisins comme l'Angleterre ou l'Allemagne. De quoi faire naître bien des espoirs de développement. De 17 millions d'euros en 2008, le chiffre d'affaires devrait grimper à 25 millions en 2010, puis à 35 millions l'année suivante, estime Henry Hassid.Cette confiance se nourrit, surtout, de la spécificité du modèle économique de l'entreprise. Celui-ci ne repose pas uniquement sur une capacité de production en sous-traitance offerte aux génériqueurs, mais s'appuie sur un potentiel à apporter de nouveaux produits. Car H2 Pharma dispose de sa propre structure de R&D et se charge de monter les dossiers d'autorisation de mise sur le marché (AMM). « On vient chez nous car nous fournissons un service complet. Nous offrons à nos clients de nouvelles possibilités pour faire du business et ils nous confient le soin de fabriquer ces produits. C'est un cercle vertueux », se félicite Henry Hassid.produits difficilesSelon le dirigeant, créer un nouveau générique n'est pas chose aisée : « Il faut soit acheter la molécule, si c'est possible, soit, dans le cas contraire, la recréer en partant de zéro. Nous avons les compétences pour resynthétiser certaines molécules et nous nous concentrons sur les produits difficiles à développer. »H2 Pharma avait limité ses ambitions à l'Hexagone mais se tourne à présent vers l'exportation et vise, à une échéance encore indéfinie, la première place européenne dans sa spécialité, avec un volume de facturations de 100 millions d'euros. En relais des produits liquides, dont les développements lui paraissent désormais plus limités, l'entreprise s'intéresse aussi aux médicaments sous forme sèche. n

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