Dernière ligne droite pour le budget de l'audiovisuel extérieur

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udiovisuelLes discussions sur le contrat d'objectif et de moyens (COM) de l'audiovisuel extérieur, entamées il y a plusieurs mois, sont aujourd'hui dans leur dernière ligne droite et pourraient aboutir dans les semaines à venir. Ce contrat, qui porte sur les années 2009 à 2013, est le premier du holding audiovisuel extérieur de la France (AEF). Il fixe notamment l'enveloppe budgétaire dont disposera le holding sur ces cinq ans. Les négociations avaient mal démarré. Dans le projet de loi de finances pluriannuel publié à l'automne 2008, Bercy avait projeté une baisse du budget de 30 millions d'euros (soit près de 10 %), qui serait donc tombé à 203 millions entre 2009 et 2011. Bercy estimait que le rapprochement des trois chaînes (RFI, TV5, France 24) dans un même holding permettrait de réaliser de telles économies.Baisse à partir de 2012Cette baisse avait été critiquée par le sénateur UDF, Joseph Kergueris, pour qui cette « forte » réduction « risquait de fragiliser la poursuite de la réforme ». Surtout, elle n'était pas du goût des dirigeants du holding, Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent. Ils ont plaidé au contraire qu'une hausse du budget était indispensable pour mener à bien leurs projets de développement : la diffusion continue de France 24 en arabe (contre 10 heures aujourd'hui), et l'extension de la diffusion des chaînes (sur le numérique terrestre en France pour RFI ; en Asie et en Amérique du Nord pour France 24?). Pour la seule RFI, le holding a réclamé 5 millions d'euros supplémentaires chaque année.Toutefois, elle était prête à accepter une baisse de la contribution de l'État à partir de 2012. En effet, elle espère la compenser par le développement des ressources propres telles que la publicité. D'ici 2013, ces ressources pourraient passer de 12 millions à près de 50 millions.Ces propositions ont été acceptées en partie par l'État. Si aucun accord n'est encore intervenu sur un chiffrage définitif, le principe d'une hausse du budget, les premières années, a été accepté par Bercy. JAMAL HENNI

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