E.ON négocie sa participation dans les futurs EPR en France
La Tribune
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ÉlectricitÉPendant que l'Allemagne hésite à lever l'arrêt de ses réacteurs programmé pour 2021, le géant E.ON affiche ses ambitions dans le nucléaire en France. « Nous souhaitons vivement participer aux nouveaux projets de construction de centrales en France. Nous y avons été encouragés à plusieurs reprises par le monde politique et économique et nous sommes depuis longtemps en négociation avec des partenaires français potentiels à ce sujet », a déclaré hier à Paris le président du directoire d'E.ON, Wulf H. Bernotat.D'évidence, le géant allemand discute aussi bien avec EDF qu'avec GDF-Suez, autour des trois projets d'EPR évoqués jusqu'à présent. « Nous sommes en pourparlers pour envoyer une équipe participer à la gestion de projet à Flamanville », a précisé le patron d'E.ON. « Nous voyons une possibilité pour rejoindre Penly. Des contacts sont en cours », a-t-il ajouté. En mai dernier, le PDG D'EDF, Pierre Gadonneix, a confirmé étudier une participation d'E.ON dans le deuxième EPR français, sous la forme d'un échange d'actifs. EDF va détenir 50 % de cette centrale, aux côtés de GDF et de Total, qui se partagent 33,3 %, Enel disposant d'une option sur 12,5 %.Contrôler les opérations Enfin, E.ON souhaiterait « avoir la majorité ou au moins le contrôle des opérations » d'un éventuel troisième EPR. L'électricien allemand, deuxième exploitant nucléaire en Europe, jette ainsi une pierre dans le jardin de GDF-Suez, qui convoite l'attribution de ce troisième EPR. Les deux groupes s'étaient pourtant entendus au printemps dernier pour détenir ensemble un deuxième EPR. Selon nos informations, les deux groupes envisageaient de s'associer pour le troisième. Reste à savoir si cet acte de candidature de Wulf Bernotat ne va pas remettre en cause ce projet.Les ambitions en France du géant allemand, qui a hérité des centrales à charbon de la Snet en reprenant des actifs d'Endesa, ne s'arrêtent pas au nucléaire. E.ON va participer aux appels d'offres de renouvellement des concessions hydrauliques, a annoncé le patron d'E.ON France, Luc Poyet. Le groupe a racheté hier le français Conilhac Energies spécialisé dans le photovoltaïque. Dans l'éolien, il veut porter ses capacités de 40 à 1.000 MW à moyen terme.S'attendant à être condamné aujourd'hui par Bruxelles pour entente avec GDF-Suez (« La Tribune » du 21 janvier 2009), le patron d'E.ON a d'ores et déjà annoncé qu'il y avait « de fortes chances » qu'il fasse appel.Marie-Caroline Lopez
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