AMD se déleste de ses usines

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Après Dell, c'est au tour de l'américain AMD de se séparer de ses usines. Hier, le deuxième fabricant mondial de microprocesseurs a annoncé la scission de ses activités : d'un côté la conception, la vente et le marketing de ses puces ; de l'autre la fabrication dont plus de la moitié va être cédée à un fonds d'investissement d'Abou Dhabi, Atic. Une nouvelle entité de fabrication, baptisée pour le moment " The Foundry Company " (son nom définitif sera dévoilé lors de la signature de l'accord, début 2009) va voir le jour et sera détenue à 55,6 % par Atic, le reste revenant à AMD, qui ne sera donc plus que copropriétaire de son outil de production.PROBLEME STRUCTURELPour Emilio Ghilardi, le nouveau président Europe d'AMD, cette décision est une réponse au contexte économique mais aussi à un problème structurel. D'une part, l'industrie des semi-conducteurs est " cyclique ", d'autre part AMD peine à regagner des parts de marché sur le numéro un mondial Intel et à investir dans son outil de production alors que, dans ce secteur, la moindre usine coûte entre 3 et 6 milliards de dollars.Dans ce contexte, les 3,6 milliards de dollars apportés par Atic (qui pourront être portés à 6 milliards dans les cinq ans) à la nouvelle entité, ajoutés à la montée de 8,1 % à 19,3 % dans le capital d'AMD par le fonds Mubadala vont permettre au fondeur de " se concentrer sur son coeur de métier et d'investir dans le design des puces et les services aux clients ", explique Emilio Ghilardi. Sans compter que " The Foundry Co " va reprendre à AMD 1,2 milliard de dettes. Les capacités des deux usines allemandes de Dresde vont ainsi être accrues et une nouvelle usine va voir le jour dans l'État de New York.

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