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Royal joue la synthèse pour gagner

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Publié le 21 novembre 2008 à 12:39 - Mis à jour le 21 novembre 2008 à 12:39

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Anges ou démons. Il reste une petite semaine aux socialistes pour faire de Reims « un congrès de retrouvailles ou de représailles », selon le mot du fabiusien Claude Bartolone. Le vote des militants n'a pas permis de dégager une majorité au PS, mais Ségolène Royal, dont la motion est arrivée en tête avec 29 % des voix, a remporté une victoire relative. Bertrand Delanoë, le favori des sondages, est sévèrement défait, à quatre points derrière, quasiment à égalité avec Martine Aubry. Benoît Hamon, leader de l'aile gauche du parti, poussé par la crise financière, obtient près de 19 % des suffrages. Dans ce paysage fragmenté, l'ex-candidate à la présidentielle est rapidement passée à l'offensive, pour bloquer chez ses rivaux la constitution d'un front « TSS, tout sauf Ségolène ». « Il va falloir que le vote soit respect頻, a souligné Ségolène Royal hier sur France Inter. Elle a entamé des discussions avec les chefs de file des autres motions pour « rechercher l'alliance avec tout le monde, sans exclusive ». Autrement dit, bâtir une synthèse générale, même si Ségolène Royal, qui pratique la rupture jusque dans le vocabulaire, préfère parler « d'unit頻 des socialistes.La présidente de la région Poitou-Charentes s'est par ailleurs bien gardée de sortir du « Frigidaire » sa candidature au poste de chef du parti, soulignant qu'elle n'en faisait toujours pas « un préalable ». Ouvrant ainsi la voie à la désignation d'un premier secrétaire de compromis accepté par les autres motions. Ses principaux lieutenants, Vincent Peillon, François Rebsamen ou Julien Dray, sont sur les rangs. Un tel choix laisserait toute latitude à Ségolène Royal pour préparer une nouvelle candidature à la présidentielle de 2012. Mais pourrait brouiller aussi son identité de chef de l'opposition, qu'elle s'emploie à cultiver. uncontre-gouvernementHier, Ségolène Royal a ainsi souhaité constituer un « shadow cabinet » pour « s'opposer très clairement » à la politique de Nicolas Sarkozy. Pour cela, elle voudrait « prendre les meilleurs » dans tous les courants du parti. Elle a notamment cité le fabiusien Didier Migaud pour l'économie, et deux proches de Bertrand Delanoë, André Vallini pour la justice et Pierre Moscovici pour les questions internationales. « Les responsables socialistes, même s'ils n'ont pas été sur ma motion, ont tous des qualités, donc chacun doit être là, à sa place, et ceux qui ont exercé des responsabilités pendant des années sont aussi utiles au Parti socialiste, pas en première ligne, mais ils sont très utiles », a-t-elle ajouté à l'adresse de la direction sortante, qui, à l'image de François Hollande, soutenait Bertrand Delanoë et a été désavouée. Les adversaires de Ségolène Royal au sein du PS semblent pour l'instant avoir du mal à ébaucher une contre-offensive efficace. Une polémique s'est engagée sur la question des alliances au centre, une stratégie expérimentée par la présidente de Poitou-Charentes pendant la bataille élyséenne et confirmée lors de sa campagne pour le congrès de Reims. Dès jeudi soir, Bertrand Delanoë a fait savoir qu'il ne rejoindrait pas un bloc qui s'accommoderait d'une alliance avec un parti « qui ne s'assumerait pas clairement de gauche ». Et deux membres de l'aile gauche du PS, le sénateur Jean-Luc Mélenchon et le député Marc Dolez, ont annoncé qu'ils quittaient le PS pour construire un « nouveau parti de gauche », contre la tentation d'accord avec le Modem.Benoît Hamon a pour sa part maintenu sa candidature à la direction du parti et défendu sa ligne de refus de tout « contrat de gouvernement » avec le parti de François Bayrou. Pour François Hollande, ce débat risque de « polluer » la difficile ébauche d'un axe majoritaire. Le premier secrétaire sortant, qui digère difficilement l'échec de Bertrand Delanoë, a souligné que le vote militant ne permettait pas à Ségolène Royal d'être « aujourd'hui majoritaire » et a invité les quatre principales motions à « rechercher un rassemblement ». Il a ajouté que la victoire de l'ex-candidate à la présidentielle n'était « pas le scénario le plus simple ». Mais François Hollande, qui continue d'espérer une synthèse, a précisé un peu plus tard que « Ségolène a la main » et qu'il ne faut « pas la gêner ». « Il faut la laisser mener sa tentative », souligne-t-il. Chez Martine Aubry, on reste pour l'instant dans l'attentisme. La maire de Lille considère qu'elle a réussi son retour sur la scène nationale et refuse en tout cas d'entrer dans un scénario « qui donnerait l'impression qu'on cherche à ébaucher une structure anti-Ségolène », dit un de ses proches. Même son de cloche chez Benoît Hamon, qui appelle à éviter « une logique de victimisation ou de stigmatisation ». Quant à Ségolène Royal, elle en appelle au « sens des responsabilités » de chacun et ajoute : « Je n'ai peur de rien ».Ségolène Royal veut que le vote des militants PS soit « respect頻 et rassembler au nom de « l'unit頻

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