Les ONG donnent de la voix dans les négociations sur le climat

environnementLe conseil des ministres des Finances européens qui se réunit aujourd'hui à Luxembourg risque de décevoir les participants des négociations sur le climat qui ont lieu jusqu'à la fin de la semaine à Bonn. « Voilà six mois que l'Union européenne doit se prononcer sur le montant du soutien qu'il faudrait accorder aux pays en développement [PED] pour les aider à faire face au réchauffement climatique », s'impatiente Damien Demailly, chargé du programme énergie-climat à l'ONG WWF. Position tactique ? Toujours est-il que les pays en développement font du soutien financier qu'ils réclament, au nom de la responsabilité historique des pays industrialisés dans l'accumulation du CO2 dans l'atmosphère, la condition pour s'impliquer dans le futur plan climat.la voie d'un consensusRéunies sous l'égide des Nations unies, les délégations de plus de 190 pays tentent de trouver la voie d'un consensus sur le plan antiréchauffement qui devra être scellé en décembre à Copenhague. Dans un projet de traité sur le climat en marge des discussions officielles, une cinquantaine de scientifiques et de militants environnementalistes (Greenpeace, David Suzuki Foundation?) estiment à 115 milliards de dollars par an minimum l'aide que devront apporter les pays industrialisés aux PED. « Il y a de fortes chances que les ministres des Finances repoussent l'annonce d'un chiffrage du soutien financier », prévoit Damien Demailly.Derrière les tergiversations des pays riches se cache une polémique sur le mode de financement qu'il faudra instaurer pour dégager les ressources nécessaires. Au début de l'année les ministres de l'Environnement européens envisageaient de rendre payants les droits à émettre du CO2 attribués aux pays industrialisés dans le cadre du protocole de Kyoto. Cette proposition, émanant de la Norvège, est également soutenue par les ONG qui plaident pour un partage entre le Nord et le Sud de la gestion de la structure qui sera chargée de centraliser l'aide financière. Mais les ministres des Finances des 27 sont en train d'écarter l'option norvégienne au profit de celle avancée par le Mexique prévoyant une contribution de tous les pays en fonction de leur PIB et de leurs émissions. Mais « cette proposition est dépourvue de mécanisme de sanction pour s'assurer que l'argent sera bien vers頻, objecte Damien Demailly.Dans leur projet de traité parallèle, les ONG veulent faire la démonstration qu'un accord ambitieux est possible à condition de dépasser les blocages politiques nationaux. « Ce qui compte, c'est la façon dont serony articulés la mise en ?uvre des objectifs de réduction des émissions des pays industrialisés et le soutien qu'ils apporteront aux PED », explique Damien Demailly.

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