Les jeunes entreprises visent déjà l'après-crise

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L'hiver économique qui s'est abattu sur le monde n'est pas encore passé que déjà les bourgeons du printemps commencent à poindre. BiancaMed en est un. Cette start-up irlandaise produit des capteurs sans fil qui « écoutent » et décryptent littéralement la respiration et le rythme cardiaque. Posés sur une table de nuit, ils se transforment en véritables mouchards du sommeil épiant apnée, insomnie et mouvements. Les producteurs de somnifères s'y intéressent de très prêt. « En installant nos capteurs à domicile, ils peuvent ne dépenser qu'une fraction des sommes considérables investies actuellement pour faire des essais cliniques en laboratoire de sommeil sur des milliers de patients », explique son directeur financier, Leo Toole.À l'instar de BiancaMed, les start-up dans les technologies de l'information réunies la semaine dernière à Bruxelles par Microsoft pour sa traditionnelle journée de l'innovation misent déjà sur l'après-crise. Elles se voient bien éclore dans les deux ou trois années qui viennent pour former la nouvelle « nouvelle économie » qui fleurira sur les restes de l'actuelle. Une économie centrée sur la santé, la prise en charge des personnes âgées, la protection de l'environnement, une gestion de l'information plus performante. « Nos clients voient à trois ou quatre ans. Ils coupent certes dans les budgets, mais pas dans les nôtres », explique Leo Toole. Et d'ajouter : « Nous faisons partie de la solution, pas du problème. »Gevert Nörtemann ne manifeste pas vraiment d'inquiétude non plus sur les débouchés de Tegos. Cette entreprise allemande fournit aux entreprises de déchets un logiciel de gestion intégrant logistique, production et finances. Le secteur est en train de changer de modèle économique et de se transformer en véritable secteur productif. Les entreprises qui étaient rémunérées pour collecter les déchets veulent désormais gagner sur la transformation du produit lui-même. « Les déchets sont devenus une matière première », explique Gevert Nörtemann. « Grâce à notre système, on peut tracer les déchets. On sait ce qu'une tonne a coûté et ce qu'elle a rapport頻, dit-il. C'est actuellement loin d'être la règle. Le marché est immense, la solution déjà utilisée en France par la Saur, la filiale de Bouygues.notations écologiquesRomain Vailleux et Thomas Albisser, deux ingénieurs informatiques à peine diplômés, misent, eux, sur le goût du « vert » des consommateurs. Hop3, leur « béb頻, offre des notations écologiques aux sites de commerce en ligne basées sur la pléthore d'informations et de labels disponibles et traitées ? c'est leur innovation ? de façon automatique. « Nous voulons proposer une notation indépendante des réseaux de distribution pour seulement quelques euros par produit », explique Romain Vailleux.Que la consommation doive rester en berne pour quelques mois ou années encore ne les effraie pas. Ils misent sur les exigences réglementaires de plus en plus strictes. À Bruxelles ils étaient également venus rencontrer les experts européens qui travaillent à la refonte de la labellisation écologique. Un projet à l'horizon de deux ou trois ans. D'ici là, espèrent-ils, Hop3, née dans la crise, sera devenue grande. Florence Autret, à BruxellesUne nouvelle économie centrée sur la santé, la prise en charge des personnes âgées, la protection de l'environnement.

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