Intermarché décide 160 millions d'économies

distributionAprès Carrefour, c'est Intermarché qui s'impose un plan d'économies. Le groupement, qui génère 26 milliards d'euros de chiffre d'affaires sous ses enseignes Intermarché et Netto, veut réduire ses coûts de fonctionnement de 160 millions d'euros d'ici à 2012. « Ce plan n'entraînera pas de plan de sauvegarde de l'emploi », précisent Éric Mozas, président, et François Gazuit, directeur général d'ITM Alimentaire, filiale des enseignes alimentaires du groupement des Mousquetaires.Tout comme Carrefour, le groupement table sur son turnover naturel (13 % environ) pour réduire de 3 % ses effectifs d'ici à 2012. Un plan de gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC) a été ouvert. « Car il s'agit de réallouer les effectifs vers d'autres activités », indique François Gazuit. Près de 15 % des 1.080 employés du siège à Bondoufle changeront de métier d'ici à 2012.guerre commercialeLes 160 millions d'économies viendront pour moitié de cette « optimisation des coûts de la centrale ». Le reste viendra de la baisse des coûts logistiques et de transport. « Dans la grande distribution, chaque coup de frein coûte cher », rappelle Éric Mozas. L'enseigne, qui veut accroître de 30 % sa rentabilité entre 2008 et 2012, va réduire de 35 % ses rotations, en diminuant le nombre de livraisons quotidiennes des magasins ou en chargeant ses fournisseurs de les assurer. Elle réinvestira une bonne part des économies ainsi obtenues dans ses prix de vente, nerf de la guerre commerciale « sans précédent » qu'elle livre à Carrefour et Leclerc depuis fin mai. « Nous avons identifié les 900 produits les plus consommés par nos clients, soit environ 10 % de l'assortiment d'un supermarché. Et nous nous engageons à les vendre 1 % moins cher que chez le moins cher de nos concurrents », proclame Éric Mozas.Numéro trois des enseignes alimentaires en France, avec 12,2 % de part de marché à fin mars, derrière Leclerc (16,9 %) et Carrefour (13,2 %), Intermarché s'est fixé, l'an dernier, pour objectif de gagner 0,3 point de part de marché par an d'ici à 2012. « Nous sommes en phase avec ce plan », assure aujourd'hui François Gazuit qui chiffre à 3 % sa hausse de chiffre d'affaires de janvier à mai 2009. Cette course à la part de marché s'accélérera avec la modernisation de l'enseigne Intermarché. Sous un nouveau logo déployé sur ses 1.700 magasins d'ici à fin 2009, elle fédérera ses ex-supermarchés Écomarché, ses hypermarchés et ses supérettes rurales. Intermarché fera aussi son entrée dans Paris, après avoir testé un concept de supérette urbaine, Intermarché Express, à Nice, Lille et Toulouse. Enfin, Netto, son enseigne de hard discount, devrait ouvrir à tout-va.

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