Kaufman & Broad

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IMMOBILIERFace aux difficultés du secteur, Kaufman & Broadroad a été contraint de revoir sa stratégie commerciale, quitte à écorner son image de promoteur plutôt haut de gamme. Le PDG, Guy Nafilyan, a longtemps ciblé le marché des clients revendant un premier logement pour en acheter un second et qui sont, par nature, plus fortunés que les primo-accédants. Mais le blocage de la revente des logements anciens et les mesures gouvernementales, comme le doublement du prêt à taux zéro dans le neuf, l'ont conduit à se positionner sur l'accession à la propriété, parallèlement au marché des particuliers investisseurs.Guy Nafilyan assume sans complexe ce virage stratégique. Il a lancé une politique de déstockage des logements conçus en 2007 et devenus trop chers, en baissant leur prix de 8 % en moyenne ; 500 unités sur 1.300 ont déjà été écoulées. Ses équipes ont conçu, par ailleurs, de nouveaux appartements plus compacts et moins onéreux. Kaufman & Broadroad prévoit même de promouvoir le pass-foncier, qui vise à aider les foyers moyens et modestes à devenir propriétaires. Néanmoins, dans ses ventes, les particuliers qui investissent dans le cadre du dispositif fiscal Scellier pèsent encore beaucoup plus que les primo-accédants. Il n'empêche, Guy Nafilyan estime que sa politique paye, avec, par exemple, 90 millions d'euros de réservations en juin 2009 contre 60 millions en juin 2008. Il espère revenir sur les nouveaux programmes à 18 % à 20 % de marge brute (contre 12,9 % pour l'ensemble de sa production au premier semestre). L'entreprise affiche une perte nette de 27,5 millions d'euros au premier semestre pour un chiffre d'affaires de 417,2 millions (??28,8%), mais Guy Nafilyan la juge bien armée pour revenir aux bénéfices en 2010, après une « année de transition » en 2009. Il table sur une reprise du marché du logement neuf au second semestre 2010, et compte enfin, reconstituer rapidement ses fonds propres, qui ne dépassaient pas, au 31 mai, 82,5 millions d'euros pour une dette nette de 431 millions, sachant qu'il n'est pas tenu de verser des dividendes à son actionnaire majoritaire, PAI, avant 2012. Sophie Sanchez

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