L'économie réelle impactée

Pour le moment, la crise a un impact limité sur la finance de l'Afrique subsaharienne, peu liée aux systèmes mondiaux. En revanche, il est probable que les fonds d'investissement qui mûrissaient des projets auront plus de mal à lever des capitaux. La cris e économique qui s'annonce aura, elle, des répercussions sur le fonctionnement des banques africaines et sur les fonds d'investissement. Si la croissance chinoise ralentit en raison de la baisse des importations américaines, leur demande de matières premières africaines va également se réduire. Après une excellente année 2007, les Bourses africaines connaissent un ralentissement depuis quelques mois. « Les capitaux étrangers ont été contraints de se replier dans d'autres régions du monde, remarque Paul Derrumeaux. Les perspectives de certaines sociétés africaines sont déjà revues à la baisse. Ainsi, nous suivons à Abidjan le cours d'une entreprise spécialisée dans l'hévéa. Le ralentissement de l'activité automobile la touche de plein fouet et entraîne un repli de son cours de Bourse. » La baisse reste toutefois bien inférieure à celle qui touche les marchés occidentaux. « Nous assistons à une redistribution des cartes, analyse Paul Derrumeaux. Les Américains et les Européens pourraient perdre du terrain au profit du Moyen-Orient et de l'Asie et les investisseurs vont chercher de nouvelles opportunités d'investissement. » L'Afrique pourrait bien en profiter.I. R. D.

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