Le dollar signe sa semaine la plus faste depuis novembre

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Sur la planète des monnaies, le dollar aura été le grand gagnant de la semaine sainte, dans l'espoir de voir poindre la lumière au bout du tunnel pour l'économie américaine. Son indice pondéré face aux monnaies des principaux partenaires commerciaux des États-Unis s'est revalorisé de 1,9 % entre lundi et jeudi, sa meilleure performance depuis novembre.Au passage, le billet vert a enfoncé le yen à plus de 100, une monnaie laminée par la détérioration rapide de l'économie japonaise qui va rapprocher la dette publique du niveau faramineux de 200 % du PIB. Le dollar a également fragilisé la livre sterling qui avait retrouvé un équilibre instable après son naufrage de l'hiver dernier et qui est retombée vendredi à 1,4620. À quelques jours de la présentation du budget britannique le 22 avril, certains économistes commencent à évoquer un recours de Londres au FMI pour faire face au creusement alarmant de son déficit public. nouvelle baisse des tauxUne telle requête ne mettrait néanmoins pas la Grande-Bretagne dans une situation aussi humiliante qu'en 1976, lorsque les travaillistes avaient dû faire appel au Fonds et avaient mis vingt ans à s'en remettre. Depuis le G20, le FMI a créé une « ligne de crédit modulable » destinée aux pays performants traversant une période critique. Au point qu'un ministre britannique a expliqué que, dans les années 1970, se tourner vers le FMI c'était « aller aux urgences », tandis qu'aujourd'hui « c'est aller au spa pour se requinquer ». Enfin, le dollar a repris l'ascendant sur l'euro, se hissant vendredi jusqu'à 1,3145, soit un regain de vigueur de plus de 3,5 % sur la semaine. Les analystes chartistes le voient remonter jusqu'à 1,25 pour 1 euro. La monnaie unique pâtit de l'enlisement de la conjoncture économique de la zone euro qui ouvre la voie à une nouvelle baisse des taux de la Banque centrale européenne, vraisemblablement dès sa réunion du 8 mai, qui se tiendra à Athènes pour le premier de ses deux conseils annuels décentralisés. La BCE abaisserait son principal taux directeur d'un nouveau quart de point, le ramenant à 1 %. Jean-Claude Trichet a renforcé les attentes jeudi en indiquant que la BCE disposait d'une marge de man?uvre sur le loyer de l'argent, ajoutant que de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire non conventionnelles étaient à l'étude. Isabelle Croizard

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