Omnium Finance réduit la voilure

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Midi-Pyrénées/immobilierAprès quinze ans de croissance continue, le groupe toulousain Omnium Finance doit faire face à ses premières difficultés?: baisse du chiffre d'affaires, plan social et plaintes devant la justice (lire encadré). Une mauvaise série pour l'entreprise et son PDG, Xavier Chausson, après une année 2008 importante. Le dirigeant a en effet amorcé un rapprochement avec l'homme d'affaire, Michel K. Moubayed et ses différentes entités?: le franchiseur Laforêt Immobilier, Uffi Asset Management, ainsi que les réseaux Urbania et Adyal. « Nous avons pris 49,9 % du capital de Laforêt et d'Uffi afin d'atteindre une taille critique », confirme Xavier Chausson. La crise va bouleverser la donne. « Celle-ci nous a touchés dès le mois d'août avec une violence difficilement anticipable. »La société, qui accuse une baisse d'activité mensuelle de plus de 50 %, décide de se recentrer sur une nouvelle organisation, avec deux c?urs de métier?: la promotion immobilière (accession à la propriété, etc.) et le développement d'un pôle produits (gestion des réseaux, développement commercial?). Dans le même temps, 224 salariés d'Omnium Finance sont transférés avec les équipes d'Urbania dans une nouvelle société d'administration de biens, appelée SID, dans le cadre de la fusion avec Michel K. Moubayed. « Sans ce rapprochement, le nombre de licenciements aurait été plus important », poursuit Xavier Chausson. La crise entraîne l'entreprise à élaborer un PSE portant sur 71 postes, et à créer 12 nouveaux emplois, « soit au final la destruction de 59 postes sur 236 salariés ». Mais les syndicats reprochent à Xavier Chausson d'avoir lancé un plan de sauvegarde uniquement « pour préserver sa compétitivit頻. « Nous avons toujours respecté les salariés et c'est avec beaucoup de regrets que le groupe licencie aujourd'hui », répond-il.reprise en maiOmnium Finance doit aussi répondre à ses clients. Selon la direction, à fin 2008, 450 logements n'auraient pas trouvé de premier locataire au bout d'un an. Pour indemniser les investisseurs de cette perte de revenus, le groupe a provisionné 7 millions d'euros sur son exercice en cours. La crise a également stoppé des opérations de promotion et déprécié des terrains. Des pertes estimées à 12,1 millions d'euros. Au final, l'entreprise devrait annoncer une année très en-deçà des 247,3 millions d'euros de l'exercice précédent. Elle note cependant une reprise d'activité en mai et espère un redéploiement dès l'an prochain.

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