Faillites et restructurations se multiplient aux États-Unis

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La série noire se poursuit dans la chimie américaine. Une semaine après que Lyondell Chemical, division américaine du néerlandais LyondellBasell, se fut placée sous la protection de la loi sur les faillites (chapitre 11), Tronox, un chimiste de spécialité basé dans l'Oklahoma, a annoncé hier une décision similaire pour ses activités aux États-Unis. La direction de LyondellBasell avait résumé d'une phrase les maux dont souffre le secteur : une « volatilité sans précédent du cours des matières premières » et « un spectaculaire recul de la demande ».Compte tenu des déboires de l'industrie automobile et du bâtiment ? dont les entreprises constituent d'importants clients des chimistes ? les groupes américains se restructurent. Au début décembre, Andrew Liveris, le PDG de Dow Chemical, a dévoilé des « actions radicales », dont la suppression de 11.000 postes et la fermeture de 20 usines. Quelques jours plus tôt, DuPont avait annoncé l'élimination de 2.500 postes et la fermeture de 10 usines. Même la chimie de spécialité, aux marges supérieures, n'est pas épargnée. Le groupe de Pennsylvanie Quaker Chemical va réduire de 10 % ses effectifs aux États-Unis et en Europe.opération annuléeEn 2008, les rapprochements s'étaient accélérés dans la chimie. Mais, à la fin décembre, le gouvernement koweïtien a annulé la création d'une coentreprise avec Dow Chemical. L'opération devait rapporter 9 milliards de dollars à l'américain et les analystes de Wall Street estiment qu'il va tenter de réduire d'environ 35 % le prix de 15,4 milliards de dollars négocié pour le rachat de Rohm and Haas. Éric Chalmet, à New York

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