Peugeot commence l'année boursière en fanfare

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+5,39 %L'année boursière commence sur les chapeaux de roue pour Peugeot. Le titre du constructeur automobile français a signé hier sa neuvième séance consécutive de hausse au terme desquelles il s'est adjugé plus de 27?%. Hier, l'action s'est appréciée de 5,39 % à 14,55 euros, portant à un peu plus de 19?% sa progression depuis le 1er janvier. Un phénomène qui s'apparente à un miracle à l'heure où le secteur automobile traverse la plus grave crise de son histoire. Il faut dire que ce rebond intervient après une chute de plus de 76 % de PSA l'an dernier. «?surperformance?»La forte hausse d'hier a eu lieu à la faveur de plusieurs recommandations. À commencer par celle de Goldman Sachs qui est passé de « vendre » à « neutre » sur le titre. La banque américaine, qui est moins pessimiste sur l'avenir du groupe, estime que la marque au lion pourrait annoncer de nouvelles mesures de réorganisation à l'occasion de ses résultats financiers le 11 février prochain. ING, qui a pour sa part initié sa couverture sur le titre à l'achat avec un objectif de cours à 18 euros, estime que le niveau actuel de valorisation du constructeur, qui s'apparente à ceux des firmes américaines au bord de la faillite, est loin de refléter sa solidité financière. La banque estime en ce sens que PSA devrait traverser la crise sans encombre grâce à une solide trésorerie.Un argument qui est également évoqué par Credit Suisse, qui a radicalement changé son opinion sur la valeur en passant de « sous-performance » à « surperformance ». L'intermédiaire, qui conserve par ailleurs son objectif de cours à 20 euros, estime que l'année 2009 reposera sur la gestion de la trésorerie dans le secteur et qu'à ce titre PSA devrait en dépenser moins (1,1 milliard d'euros) que l'an dernier (2,5 milliards). Le groupe devrait également profiter de synergies de coûts potentielles (3,1 milliards d'euros) de sa coopération avec Fiat, fait valoir Credit Suisse. L'intermédiaire estime enfin que PSA est l'un des mieux positionnés aujourd'hui pour profiter des profonds changements que la crise va imposer au secteur en Europe. Gaël Vaut

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