Vivendi discute avec le koweïtien Zain

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télécomsDes discussions sont actuellement en cours entre Vivendi et l'opérateur de téléphone mobile koweïtien Zain (ex-MTC), selon des sources industrielles. Créé en 1983 sous le nom de MTC, Zain s'est progressivement étendu à 23 pays du Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Irak, Jordanie?) et d'Afrique. À fin mars, il comptait 15.500 salariés et 65 millions de clients au téléphone mobile, et en vise 150 millions en 2011. Allié à l'origine à Vodafone, il cherche un partenaire depuis quelques mois afin de financer ses lourds investissements, et a pour cela approché plusieurs groupes occidentaux, dont Vivendi, qui étudie le dossier. Les deux groupes sont très complémentaires : le seul recoupement est le Maroc, où Vivendi détient l'opérateur historique, et où Zain a pris en mars 31 % du 3e opérateur, Wana. En revanche, il n'y aurait pas de discussions avec Orange, qui est concurrent de Zain dans cinq pays d'Afrique.« Zain a beaucoup grossi, s'est endetté, et leur bilan est un peu tendu aujourd'hui, explique une source bancaire. C'est un outil de croissance extraordinaire, mais qui va continuer à brûler du cash pendant deux ans au moins. » Officiellement, Zain s'est fixé l'objectif ambitieux de faire partie d'ici 2011 des 10 premiers opérateurs mobiles mondiaux.Initialement, Zain recherchait un partenaire qui prenne une participation minoritaire. Actuellement, son principal actionnaire (24,6 %) est le fonds souverain du Koweït, la Koweït Investment Authority. Côté à la Bourse du Koweït, sa capitalisation s'élève à une dizaine de milliards de dollars, ce qui le classe parmi les 10 plus importants groupes du Moyen-Orient et d'Afrique.réticences de vivendiÊtre minoritaire a probablement suscité des réticences chez Vivendi, un groupe qui a toujours voulu investir avec une perspective claire de prise de contrôle. Cette semaine, le journal koweïtien « Al Qabas » a évoqué un autre schéma : la cession des activités dans 12 pays d'Afrique pour 12 milliards de dollars, dette comprise. Elles avaient été rachetées à l'opérateur Celtel en 2005 pour 3,4 milliards de dollars.Une telle opération pourrait se faire soit directement par Vivendi, soit via sa filiale à 53 % Maroc Telecom, mais pas via SFR, qui n'a pas le droit d'investir hors de France.Officiellement, Vivendi se refuse à tout commentaire. Un proche du groupe se contente d'indiquer : « Vivendi regardera le dossier s'il circule, mais rien n'est imminent. »JAMAL HENNI et OLIVIER HENSGEN

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