Au 1er juillet, la hausse du Smic sera proche de 1 %

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À partir du 1er juillet, le montant du Smic horaire brut devrait s'établir à 8,80 euros, contre 8,71 euros ces derniers mois. Les éléments permettant de calculer la revalorisation automatique du salaire minimum laissent, en effet, présager d'une hausse de 1,05 %. Un rythme très inférieur à celui de 2008 (+ 3,2%), mais qui intervient dans un contexte très différent.Première nouveauté, l'évolution des prix. Très forte au début de 2008, sous l'effet de la hausse des prix du pétrole, elle s'est, au fil des mois, considérablement réduite. Et a même été négative en mai 2009 sur un an pour la première fois depuis 1957, selon les chiffres dévoilés hier par l'Insee. Or, l'indice des prix à la consommation, hors tabac, des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, qui a reculé de 0,2 % en mai, pèse lourdement dans la revalorisation du salaire minimum. Seule l'évolution du pouvoir d'achat du salaire horaire brut ouvrier (SHBO), estimée pour l'instant à 2,5 % et prise en compte pour moitié, jouera cette année à la hausse. Si la progression du SHBO est confirmée vendredi prochain et si l'exécutif décide d'intégrer la « déflation » dans le calcul, la revalorisation du Smic, dévoilée officiellement le 22 juin, s'établira à 1,05 %. rapport d'expertsCe chiffre, qui assure un gain de pouvoir d'achat aux salariés concernés, devrait conforter le gouvernement dans sa décision de ne pas accorder de « coup de pouce » supplémentaire. Déjà largement sous-entendu par Brice Hortefeux, le ministre du Travail, au cours de ces dernières semaines, ce choix a été validé lundi dernier par un groupe d'experts.Deuxième nouveauté, en effet, la loi du 3 décembre 2008 réformant les modalités de fixation du Smic, entre en vigueur cette année. Elle prévoit notamment qu'un pool d'économistes indépendants fournisse au gouvernement des préconisations sur l'évolution du salaire minimum, quinze jours avant l'annonce officielle de la revalorisation. Rendu public en début de semaine, le rapport du groupe d'experts, présidé par Paul Champsaur, l'ancien directeur général de l'Insee, plaide pour l'absence de coup de pouce. « Le groupe a décidé à l'unanimité de recommander que la prochaine revalorisation du Smic [?] soit limitée à l'application des mécanismes légaux », concluent les cinq économistes. Une orientation qui n'est guère du goût des syndicats, lesquels ont fait des salaires l'une de leurs revendications phares pour la manifestation d'aujourd'hui. Conscients qu'ils auront du mal à infléchir l'exécutif sur le salaire minimum, ils exigent de conditionner les exonérations de charges accordées aux entreprises à la signature d'un accord salarial. Une demande restée, pour l'instant, sans réponse. nL'absence de « coup de pouce » supplémentairen'est guère du goût des syndicats.

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