Microsoft interdit de Word aux États-Unis
La Tribune
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Une petite société informatique canadienne vient d'infliger un sérieux revers au géant américain des logiciels Microsoft. Avec, à la clé, une sanction emblématique?: l'interdiction de commercialiser aux États-Unis Word, son célèbre logiciel de traitement de texte.Le groupe de Steve Ballmer vient en effet d'être condamné par un tribunal du Texas à payer 290 millions de dollars de dommages et intérêts à la société i4i pour cause de copie de brevet, selon le cabinet d'avocats du plaignant Mckool Smith cité par nos confrères de 01.net. Le brevet en question, déposé en 1998, est relatif au format de fichier XML qui est intégré au logiciel Word, équipant la plupart des ordinateurs fonctionnant avec le système d'exploitation Windows de Microsoft.Cette décision de justice rendue mardi a un effet contraignant pour le groupe de Redmond puisqu'il lui interdit de vendre et d'importer sur le territoire américain tout produit Microsoft Word (versions 2003 et 2007) capable d'ouvrir des fichiers compatibles avec les formats XML, DOCX ou DOCM, utilisés dans les pages Web. Une injonction qui sera applicable dans les soixante jours.Deuxième condamnationL'éditeur de logiciel a réagi immédiatement à l'annonce de cette décision?: « Nous sommes convaincus de ne pas avoir enfreint les règles de la propriété intellectuelle, d'autant que le brevet de i4i n'était pas valide », explique Kevin Kutz, porte-parole de Microsoft, qui entend faire appel de la décision.La société canadienne i4i, spécialisée dans le développement de solutions collaboratives, est en procès avec Microsoft depuis 2007. En mai dernier, elle avait déjà obtenu 200 millions de dollars de dommages et intérêts, une somme portée à 290 millions de dollars aujourd'hui.C'est un nouveau coup dur pour Microsoft qui va devoir réagir rapidement. Notamment pour modifier sa future version 2010 de Word, intégrée à la suite bureautique Office que Microsoft ne compte plus vendre mais laisser disponible en téléchargement gratuit pour les particuliers. Tout en attendant le résultat de l'appel? L. P.
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