L'Afpa se trouve prise en étau entre l'État et les régions
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L'Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) devrait en savoir un peu plus sur son avenir aujourd'hui. À l'issue de son assemblée générale extraordinaire, Laurent Wauquiez devrait préciser les contours de la mission de l'organisme de formation. Une intervention très attendue tant l'Afpa, qui emploie près de 12.000 salariés et dispose d'un budget de 1,1 milliard d'euros, se cherche depuis plusieurs mois. « Alors même que le contexte nécessitait des adaptations urgentes, la tutelle de l'Afpa semble être restée dans l'indécision », soulignait, en octobre, la Cour des comptes.Premier dossier urgent, l'avenir des 850 psychologues du travail qui s'occupent de l'orientation. Laurent Wauquiez pourrait annoncer aujourd'hui leur rattachement à Pôle emploi dans le cadre de l'accompagnement personnalisé des demandeurs d'emploi. Un casus belli pour les syndicats : « C'est un scénario catastrophe pour l'Afpa », tranche Jacques Coudsi, secrétaire général de la CGT Afpa.le flou règneDeuxième défi à relever, l'ouverture à la concurrence. Depuis un avis du Conseil de la concurrence de juin dernier, l'Afpa doit se soumettre à des procédures d'appels d'offres. Là encore, le plus grand flou règne. L'État, qui a annoncé qu'il ouvrait à la concurrence la formation de publics spécifiques (handicapés, détenus?), a pourtant maintenu sa subvention à l'Afpa à ce titre. Même incertitude du côté des conseils régionaux, à qui l'État a délégué, depuis le 1er janvier, l'essentiel du financement de l'Afpa. « D'une région à l'autre, c'est la cacophonie sur ce qui est ouvert ou pas », renchérit Bruno Mondon, secrétaire national FO. Du coup, la très grande majorité des régions ont décidé de reconduire, pour 2009, leurs subventions (550 millions d'euros).Dernier sujet explosif, l'immobilier. Jusqu'à maintenant, l'État mettait les locaux à disposition de l'Afpa à titre gracieux. Un système impossible à maintenir car susceptible de fausser la concurrence. À terme, quelle que soit la solution retenue (vente, location?), l'Afpa devra assumer environ 100 millions d'euros de charges supplémentaires par an. Pour mettre en musique ce changement de culture, Philippe Caïla, actuel directeur de cabinet d'André Santini, devrait être confirmé aujourd'hui comme directeur général. Aux côtés de Jean-Luc Vergne, l'ancien DRH de PSA, élu en novembre président de l'organisme. Agnès Laurent
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