Troisième trimestre dans le rouge pour ING
La Tribune
La Tribune
ING a annoncé hier des pertes de 793 millions d'euros pour le premier trimestre 2009, loin des profits de 1,5 milliard d'euros enregistrés sur la même période en 2008. Le gouffre s'avère plus important que prévu par les analystes, lesquels tablaient sur des pertes de l'ordre de 451 millions d'euros. Il représente tout de même une amélioration par rapport aux 3 milliards de pertes essuyées au trimestre précédent qui succédait déjà à un précédent trimestre en perte de 1,2 milliard. Jan Hommen, le PDG de la première banque néerlandaise, a expliqué que les conditions actuelles du marché restent difficiles. ING a enregistré des dépréciations d'actifs de 1,7 milliard d'euros entre janvier et mars. Si l'activité bancaire du groupe a engrangé des profits nets de 519 millions d'euros, c'est la branche assurances qui a beaucoup souffert avec des pertes de 824 millions.7.000 emplois menacés« Notre priorité consiste à réduire les coûts et les risques », a déclaré hier Jan Hommen. Une restructuration est en cours, qui comprend la suppression de 7.000 emplois annoncée en janvier, ce qui permettra d'économiser 1 milliard d'euros. Par ailleurs, l'établissement s'engage dans le retrait de marchés et la cession d'activités où le groupe ne se trouve pas en position de force. Des conseils d'administration séparés pour la banque et l'assurance vont également être créés.Jan Hommen s'est retrouvé en mars au c?ur d'une controverse aux Pays-Bas sur les primes, après avoir accordé un cadeau de bienvenue de 100.000 actions ING à son nouveau directeur financier, l'Irlandais Patrick Flynn. Un geste annulé par Wouter Bos, le ministre travailliste des Finances, qui a interdit toute prime dans les établissements financiers soutenus par l'État. ING a été renfloué en octobre à hauteur de 10 milliards d'euros.Jan Hommen n'en a pas moins souligné hier la confiance des clients d'ING dans leur banque, avec des dépôts totaux de 11,2 milliards d'euros et une forte croissance de l'épargne chez ING Direct en France et ING Belgique. Cette hausse de l'épargne est moins forte aux Pays-Bas, où les effets de la crise se font moins durement ressentir, et où la concurrence sur les produits d'épargne est plus rude.
La Tribune
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?