Pull-In à la conquête des États-Unis

Après avoir lancé une première boutique de sous-vêtements haut de gamme pour hommes et femmes aux États-Unis en 2007, à New York (70 m2), Pull-In en a ouvert une seconde (90 m2) à Los Angeles cet été. Et ce n'est pas fini. Emmanuel Lohéac, le président et créateur en 2000 de cette entreprise située à Hossegor (Landes) et réalisant un chiffre d'affaires de 8,3 millions d'euros, envisage d'en implanter à Las Vegas et à San Diego, toujours à des emplacements de qualité, et de monter une filiale américaine dans les mois à venir.Un entrepôt de stockage devrait aussi être installé à Los Angeles en 2009. L'entreprise a en outre participé au salon du textile Magic à Las Vegas du 26 au 28 août où elle a reçu un bon accueil. " Les États-Unis sont une priorité pour nous ", martèle Emmanuel Lohéac, polytechnicien et ingénieur en électricité séduit par le sud de la côte atlantique et le surf.IMPRIMES ORIGINAUXPour autant, depuis ses débuts, l'entrepreneur ne voulait pas rivaliser avec les grands du surfwear ni se lancer dans le T-shirt, plus facile mais plus concurrencé. Pour rester dans l'univers de la glisse tout en se distinguant de l'existant, il a pensé à des sous-vêtements résistant à la pratique de sports extrêmes mais confortables, tout en ayant la finesse de la lingerie. Points forts, la créativité avec des imprimés originaux - du camouflage aux flammes en passant des fleurs hawaïennes - et la technicité des matières. " Dans les rayons homme il n'y avait rien de ce genre, les clients ont mordu tout de suite ", souligne Emmanuel Lohéac. Les produits de Pull-In ne se vendent d'ailleurs pas dans les magasins de lingerie mais dans le circuit des boutiques de mode. Les matières premières sont françaises et l'assemblage se fait au Portugal et en Espagne à partir des méthodes de fabrication des maillots de bain.Progressant vite, Pull-In (22 salariés) a vu son chiffre d'affaires passer de 4,3 millions d'euros en 2006 à 8,3 millions d'euros en 2007 et devrait approcher des 11 millions d'euros en 2008, malgré une conjoncture difficile. D'ici trois ans, Emmanuel Lohéac table sur 20 millions d'euros dont 50 % à l'export, aux États-Unis mais aussi au Canada, en Asie et en Europe car la France monte vite en puissance : " Nous sommes très sélectifs au niveau des points de vente, nous allons vite arriver à maturité ", précise le fondateur.À côté des 600 multimarques français et des 500 étrangers, Pull-In va continuer à développer des boutiques détenues en propre, comme celles d'Hossegor et de Paris, en France, d'autant plus qu'elles servent de vitrine à la marque. Les partenariats comme ceux d'Aix-en-Provence et de Cassis et le shop in shop de Saint-Tropez ne sont pas exclus. Pour mieux stocker et gérer les collections de 500 références partagées désormais entre l'homme, la femme, l'enfant et plus récemment le maillot de bain, de nouveaux locaux (1,2 million d'euros d'investissement) ont été livrés en juin.Sollicitée par des partenaires potentiels, l'entreprise, détenue majoritairement par son fondateur, finance son développement grâce aux emprunts et à une gestion serrée. Elle a dégagé un résultat net de 800.000 euros au cours de son dernier exercice.

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