De solides atouts pour le secteur de la boisson

Effervescence dans le secteur européen des boissons, cette semaine. Aujourd'hui, le brasseur britannique SabMiller publie ses comptes du premier semestre. Demain, son compatriote Diageo , spécialisé, lui, dans les vins et les spiritueux, se livrera au même exercice. L'agence d'évaluation financière Moody's salue d'ores et déjà la solidité des bilans des fabricants de boissons. Une solidité qui représente un atout de taille, en ces temps de crise du marché du crédit. Sur les neuf sociétés suivies par l'agence, huit voient leur note de solvabilité assortie d'une perspective " stable ". Seul le français Belvédère fait exception. Il faut dire que le groupe fait l'objet d'une procédure de sauvegarde.Si les groupes de boissons ont gardé une bonne assise financière, malgré le renchérissement des matières premières agricoles et de nombreuses acquisitions, c'est grâce à leurs plans de réduction des coûts et à la hausse de leurs tarifs. Cette dernière étant rendue possible par leur stratégie de montée en gamme. À cela s'ajoute une bonne diversification géographique, qui permet aux sociétés de compenser le tassement des ventes aux Etats-Unis et en Europe de l'Ouest par la progression de l'activité dans les pays émergents. Lesquels ont représenté, en moyenne, 63 % de la croissance des bénéfices des groupes de boissons européens, l'an dernier, selon les analystes de Goldman Sachs.FOSTER'S SE DEFEND CONTRE D'EVENTUELS PREDATEURSAfin d'accélérer cette diversification et pour bénéficier de conditions d'achat - notamment de matières premières - plus favorables, il y a de fortes chances que le secteur des boissons poursuive sa concentration. Surtout que les groupes ont les moyens de financer des acquisitions. Ainsi, d'après le Financial Times d'hier, le brasseur australien Foster's préparerait des pilules empoisonnées pour se défendre contre d'éventuels prédateurs, tels que SabMiller et Heineken. D'après Moody's, Diageo et Pernod Ricard, désireux d'accroître leur exposition aux pays émergents, pourraient ne pas être en reste sur le front de la croissance externe.Le hic, c'est que, dans les pays émergents aussi, la consommation commence à ralentir, avait indiqué le brasseur InBev début octobre. Or, cet élément n'est pas encore intégré dans la valorisation boursière du secteur, s'inquiète Goldman Sachs. Qui estime cette valorisation à 12,2 fois le bénéfice par action attendu pour 2009.

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