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Pourquoi le groupe PPE soutient José-Manuel Barroso

La Tribune

Publié le 26 juillet 2009 à 23:40 - Mis à jour le 26 juillet 2009 à 23:40

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Le sort de José-Manuel Barroso est entre les mains des députés du nouveau Parlement européen. Le président de la Commission européenne, très critiqué pour son bilan et son action par la gauche et les Verts, saura demain jeudi s'il sera investi pour un second mandat en septembre. Soutenu officiellement par l'ensemble des chefs d'État et de gouvernement, José-Manuel Barroso est le candidat du groupe PPE majoritaire dans l'assemblée de Strasbourg. Son président, l'Alsacien Joseph Daul, estime que l'actuel président de la Commission correspond le mieux aux choix faits par les électeurs le 7 juin.Le 7 juin, les Européens ont confirmé leur confiance aux partis du PPE, en faisant de leur groupe parlementaire le plus important et le plus influent pour la troisième fois consécutive. Ils ont ainsi exprimé le v?u que les priorités politiques des députés européens de l'UMP français, et de tous leurs alliés en Europe, soient mises en ?uvre dans les cinq années qui viennent.Le 7 juin, nos concitoyens ont donc exprimé des choix clairs. Choix d'une économie sociale de marché, dotée de règles. Choix d'une politique énergétique et climatique responsable. Choix d'une sécurité renforcée, sans protectionnisme. Choix des valeurs de liberté et d'entrepreneuriat. Choix aussi en faveur de M. Barroso lui-même, puisque le PPE a été le seul parti à proposer son candidat, avant même les élections.Tous ces choix, le président actuel de la Commission européenne, José-Manuel Barroso, les défend. C'est pourquoi nous souhaitons qu'il poursuive son travail. En José-Manuel Barroso, nous avons réuni un candidat, un bilan et une perspective. Qui dit mieux ?Un candidat : il est le seul. Et ce n'est sûrement pas un hasard. Réussir, dans une période de crise, à être soutenu de façon unanime par les 27 États membres, cela n'est pas aussi facile que le croit Daniel Cohn-Bendit. D'ailleurs, quel peuple a jamais confié la conduite d'un pays, sans parler d'un continent, à un Vert ? Aucun. Cela non plus n'est pas un hasard.Un bilan : José-Manuel Barroso a fait ses preuves. Il a fait ses preuves sur le paquet énergie-climat, qui a été adopté en un temps record, et qui fait de l'Europe la pionnière mondiale dans la lutte contre le réchauffement climatique et vers l'indépendance énergétique. Il a fait ses preuves sur la moralisation des systèmes financiers, permettant à l'Europe de tirer la première les leçons d'une crise financière que personne, je dis bien personne, n'avait anticipée. Mieux : avec Nicolas Sarkozy, sous présidence française, il a mis la pression sur les États-Unis afin que le G20 prenne les mesures indispensables pour mettre fin à une dérégulation outrancière des marchés.José-Manuel Barroso a su réconcilier des positions radicalement opposées sur la directive services, en pleine coopération avec les principaux groupes du Parlement, mais aussi sur la législation sur les produits chimiques. Il a eu le courage d'abroger une centaine de règlements européens, au nom de la subsidiarité, pour se concentrer sur ce que l'Europe peut faire mieux que ses États membres séparément.José-Manuel Barroso a pris ses fonctions en 2004 dans une Europe divisée entre l'Est et l'Ouest, et il a réussi à faire de sa réunification un succès politique, économique et social. Je pourrais continuer encore cette liste.Un candidat, un bilan, une perspective, enfin : celle d'une Europe qui ne subit pas, mais qui façonne la mondialisation. Sur tous les grands défis de demain, sortie de crise, climat-énergie, sécurité, démographie, migrations, relations avec les autres grandes puissances et les pays émergents, le candidat du PPE à la Commission européenne propose des solutions responsables et de long terme.Voilà pourquoi, avec les chefs d'État et de gouvernement de toutes tendances politiques de l'Europe, nous souhaitons que, le plus tôt possible, le président Barroso soit confirmé dans ses fonctions. Nous n'en faisons pas une affaire de personne, mais une affaire de politique. Nous n'en faisons pas une affaire partisane, mais une affaire de vision de la société.Notre démocratie a évolué depuis la Convention et Robespierre. Le temps des têtes juchées sur des piques est révolu. Depuis cinq ans, les socialistes et les libéraux travaillent, avec le PPE et avec José-Manuel Barroso, sur l'ensemble de la législation européenne. Pourquoi feraient-ils semblant aujourd'hui d'être son pire ennemi ?Depuis cinq ans, des commissaires socialistes et libéraux initient des lois européennes dans le plus parfait consensus avec leur président. Les a-t-on jamais entendus critiquer José-Manuel Barroso ? Dans la période de crise et de drames sociaux que nous vivons, le moment n'est pas de désigner des boucs émissaires, mais de trouver, ensemble, des solutions.Dans les mois à venir, nos pays devront être unis pour créer des emplois, pour réussir le pari de l'environnement à la conférence de Copenhague, pour en finir enfin avec l'enlisement du traité de Lisbonne qui nous permettra de décider à 27 de façon plus efficace et plus transparente. Voilà les raisons de notre soutien à José-Manuel Barroso.C'est à un débat politique que le PPE appelle les autres familles politiques. C'est à un débat constructif que le PPE entend participer. Les Européens n'attendent pas moins de nous.

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