Le PS prive l'UMP de l'union nationale sur le plan de soutien aux banques

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François Fillon a feint la désolation hier à la tribune de l'Assemblée. Un vote unanime des députés de droite et de gauche sur le plan d'aide aux banques décidé en France après la réunion de l'Eurogroupe de dimanche aurait été " un signe fort de notre volonté commune de sortir de la crise et de protéger les Français, a-t-il lancé à l'adresse de l'opposition. Un signe fort de notre capacité à agir ensemble et dans l'urgence, et cela aux yeux de tous nos partenaires européens ".Avant le Premier ministre, Jean-François Copé, patron des députés UMP, s'était dit " consterné " par la décision des socialistes de s'abstenir lors du vote. Un choix arrêté lors d'une réunion un peu houleuse du groupe PS hier matin. Plusieurs députés ont dit leur intention de mettre leur statut d'opposant entre parenthèses, le temps d'une brève unité nationale. Une attitude notamment combattue par Laurent Fabius, et Jean Glavany, qui ont plaidé en faveur de l'abstention. À François Hollande est revenu le privilège d'assurer le numéro d'équilibriste : " Pas question de s'opposer à un plan qui permet au niveau européen de sortir des premières tourmentes de la crise financière " mais " pas question non plus d'approuver la politique de Nicolas Sarkozy au plan économique car c'est elle aussi qui est responsable de la situation dans laquelle nous nous trouvons ". La veille, le premier secrétaire du PS avait reconnu que son parti ne pourrait pas voter contre un plan qu'il trouvait " techniquement adapté ".François Hollande avait toutefois posé des conditions pour un vote positif, réclamant notamment que le soutien aux banques soit assorti d'un plan de relance de la croissance et de la consommation et d'une réorientation du projet de budget pour 2009. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a fustigé une décision " irresponsable " du PS. " L'abstention, c'est la négation même de l'engagement politique ", a tonné Jean-François Copé. " Tout cela doit être le fruit de je ne sais quelle cogitation du Politburo du PS " avant le congrès de Reims, a-t-il ajouté. En fait, les partisans de l'abstention étaient répartis dans tous les courants du PS, fabiusien, jospiniste, strauss-kahnien et royaliste." ABSTENTION POSITIVE "Le ministre du Budget, Éric Woerth, a pour sa part préféré voir dans le choix du PS une forme de consensus, une " abstention positive ". Le président du Modem, François Bayrou, qui dispute d'habitude au PS la palme de l'opposition la plus farouche à Nicolas Sarkozy, avait prévu pour sa part d'apporter son soutien à un plan qui " va dans le bon sens ".

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