L'UFG affine sa stratégie de développement

Nouvelle identité, nouveau logo et stratégie renforcée. Le groupe UFG, constitué en 2006 et se présentant comme un gérant d'actifs multispécialiste, continue de se développer tout en adoptant une nouvelle identité. Désormais, on ne parlera plus du groupe UFG mais de l'UFG, qui a choisi comme logo un rameau d'olivier dont les deux branches et la couleur des feuilles symbolisent les différentes expertises de la maison. Casse limitéeDans le même temps, la société de gestion se réorganise de manière fonctionnelle autour de deux principaux pôles : l'immobilier et les valeurs mobilières. Elle a aussi renforcé sa direction avec les arrivées de Patrick Rivière comme vice-président et d'Alain Gerbaldi comme directeur général en charge de la clientèle institutionnelle.Le fait d'être un acteur pluridisciplinaire a permis au groupe de limiter la casse l'an dernier. Les encours n'ont baissé que de 7,35 % sur l'année 2008 à 19,5 milliards d'euros contre 21 milliards d'euros un an plus tôt. À l'effet marché négatif, se sont ajoutés des rachats nets de 612 millions d'euros. Principalement en gestion alternative qui a enregistré des sorties nettes de capitaux d'un montant de 1,8 milliard d'euros. À l'image de l'ensemble des acteurs du secteur, cette industrie a fortement souffert l'an dernier et « même si nous sommes passés de 3,54 milliards d'euros d'encours à 1,49 milliard en un an, nous restons le deuxième acteur de l'alternatif en France », affirme Xavier Lépine, président de l'UFG. Pour ce qui est des autres classes d'actifs, notamment des valeurs mobilières, du private equity et de l'assurance, elles ont enregistré des souscriptions nettes (voire tableau). Malgré tout, l'année 2009 démarre sur une note positive puisque la société de gestion a collecté 812 millions d'euros en janvier, et ce, même si l'alternatif reste toujours déserté par les investisseurs (? 84 millions d'euros). Cela permet à l'UFG de repasser la barre des 20 milliards d'euros d'actifs sous gestion. Mais 2009 s'annonce surtout comme celle du changement et en particulier dans la stratégie du groupe, qui prend un virage ISR non négligeable. En prenant, en novembre dernier, 60 % de Sarasin Asset Management (SAM), filiale française de l'établissement bâlois Banque Sarasin et spécialité de l'ISR, l'UFG devrait généraliser à l'avenir les principes de l'investissement socialement responsable à l'ensemble de ses classes d'actifs (lire encadré). À l'occasion de cette prise de participation majoritaire, SAM apporte 360 millions d'euros d'actifs dont 115 millions d'euros en taux. Sur le plan commercial, « ce rapprochement a du sens pour Sarasin, déclare Xavier Lépine. S'adosser à l'UFG lui ouvre les portes des clients particuliers notamment à travers les conseillers en gestion de patrimoine. »développement globalLa nouvelle entité, qui s'appellera UFG Sarasin, démarrera avec 600 millions d'euros. Dans le détail, la gestion actions, qui compte sept personnes, est transférée à UFG Sarasin tandis que la gestion des produits de taux est logée chez l'UFG. Parallèlement, la gestion alternative et le capital-investissement continuent à faire partie du développement global du groupe et pourraient être les prochains chantiers ISR du nouvel ensemble.Au final, l'objectif de la société de gestion est de consolider sa position sur ses expertises, tout en évitant des restructurations salariales importantes. Sur ce point, l'UFG, qui compte actuellement 495 personnes, ne devrait pas augmenter ses effectifs cette année en dehors de l'intégration des équipes de SAM au sein du groupe, soit douze personnes.

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