17 % des salariés gagnent moins de 1.000 euros

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Ne pas concentrer tous les efforts sur les bas salaires. Telle est l'option retenue par le chef de l'État depuis son élection à la présidence de la République. Son refus, depuis 2007, d'accorder les traditionnels « coups de pouce » au Smic en atteste. Plus récemment, dans son analyse du rapport Cotis sur le partage de la valeur ajoutée, Nicolas Sarkozy souligne qu'« au cours de la dernière décennie, les personnes rémunérées au salaire médian ont pu se sentir rattrapées par les salaires les plus faibles, sous l'effet des hausses du Smic ». Et demandé aux partenaires sociaux de lui faire des propositions sur ce thème avant le 15 juillet.Pourtant, une étude du ministère du Travail, publiée hier, relativise le phénomène de rattrapage des rémunérations médianes par les bas salaires. En 2006, 17 % des employés du secteur privé percevaient un bas salaire ? défini comme inférieur aux deux tiers du salaire médian, soit moins de 958 euros net mensuel. Et 9,6 % un très bas salaire, soit moins de 720 euros par mois. « La situation a peu évolué ces dernières années : ces proportions étaient du même ordre en 2002 », souligne le rédacteur de l'étude.Plusieurs facteurs contribuent à maintenir une proportion non négligeable de la population active dans cette trappe à bas salaires. Tout d'abord, la combinaison de travail à temps partiel avec une rémunération horaire faible. Près des trois quarts des bas salaires occupent des postes représentant moins de 1.200 heures annuelles. Et en moyenne, ces employés touchent 10,74 euros brut de l'heure, contre 16,32 euros pour l'ensemble des salariés.Impact de la précaritéEnsuite, le secteur d'activité et la taille de l'entreprise sont déterminants. Les bas salaires se concentrent dans les services, notamment dans les hôtels et restaurants et la santé ou l'action sociale, et dans les établissements de petite taille où ils travaillent à 54 %.Autant d'éléments qui donneront du grain à moudre aux partenaires sociaux lors de leurs futures discussions. Depuis la publication du rapport Cotis, les syndicats n'ont pas manqué de souligner l'impact des contrats précaires sur les rémunérations. Un thème que, mardi dernier, Laurence Parisot s'est dit prête à aborder dans le cadre d'une prochaine négociation sur le marché du travail. Agnès Laurent

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