EDF renonce à Constellation Energy en invoquant la crise du crédit

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Le renoncement d'EDF à lancer une offre de rachat sur l'électricien américain Constellation Energy est à ce jour le premier projet d'envergure annulé en raison de la crise financière. "Compte tenu de la situation actuelle des marchés financiers et en particulier des conditions de marché du crédit aux entreprises, a expliqué hier soir l'électricien tricolore, EDF constate, après discussions avec plusieurs partenaires américains potentiels, que les conditions ne sont pas réunies à ce stade pour présenter une nouvelle offre sur Constellation Energy." Et de préciser qu'EDF "continue d'examiner attentivement toutes les options possibles" afin de se développer aux États- Unis, où le groupe français vise la construction "d'au moins quatre réacteurs de type EPR en partenariat avec un ou plusieurs acteurs américains". En attendant, il renonce à surenchérir sur le milliardaire Warren Buffett, qui lui avait soufflémi-septembre Constellation pour 4,7 milliards de dollars (3,2 milliards d'euros). LES ÉTATS-UNIS, PAYS CIBLE Pour l'heure, interrogé par La Tribune, EDF n'a pas souhaité préciser s'il renonçait définitivement à Constellation. Le groupe n'a pas non plus voulu s'exprimer sur la revente de sa participation de 9,51 % qu'il possède déjà. Pourtant, le 11 octobre, à la question de savoir si la crise financière ne risquait pas de freiner les investissements nucléaires dans le monde, le PDG du groupe public, Pierre Gadonneix, avait répondu par la négative. "La crise ne change rien dans les investissements d'EDF", avait-il alors assuré. Pour EDF, ce renoncement est un coup dur dans sa stratégie de se renforcer aux États-Unis, l'un des quatre pays cibles identifiés pour son développement du nucléaire à l'international. L'entreprise, qui entend participer au renouveau du nucléaire outre-Atlantique et à la construction de nouvelles centrales de troisième génération, avait conclu un accord en juillet 2007 pour les construire ensemble avec Constellation et en coopération avec le constructeur français Areva. Aumoment où plusieurs dizaines de projets de centrales nucléaires ont été présentés ces derniers mois, la bataille s'annonce très vive aux États-Unis.

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