Les Européens serrent les rangs face à la crise financière

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Les dirigeants de l'Union européenne réunis hier à Bruxelles ont repris à leur compte la stratégie adoptée dimanche dernier par les pays de la zone euro ainsi que le Royaume-Uni face à la crise financière internationale. Seules la République tchèque et la Hongrie ont fait part de réticences, craignant une fuite de capitaux vers des grands pays. Mais elles ne devraient pas bloquer l'adoption des conclusions du sommet européen aujourd'hui. Les Vingt-Sept sont allés plus loin dans les travaux pratiques. Ils ont décidé de relever le montant minimum de garantie bancaire ( lire ci-contre ). Par ailleurs, afin de notamment mettre les banques européennes à pied d'égalité avec leurs consoeurs américaines, les Vingt-Sept ont décidé d'assouplir les normes comptables bancaires. Le système actuel les oblige à valoriser leurs actifs à la valeur du marché et non sur la base du prix d'achat comme par le passé. En cas de chute des cours, ce mécanisme a un effet amplificateur provoquant une spirale de baisse. Pour aller vite et permettre aux banques européennes de présenter leurs comptes du troisième trimestre avec ces nouvelles normes comptables, le Parlement européen est invité à se prononcer dès mercredi. Les Européens devraient par ailleurs entériner ce matin la création d'une " cellule de crise financière ".SOMMET INTERNATIONAL C'est l'ancien directeur du FMI, Jacques de Larosière qui va présider ce groupe de haut niveau qui veillera " à la bonne coordination des acteurs et suggérera le cas échéant une réaction commune ". Enfin, en ouvrant les travaux du Conseil européen qu'il préside, Nicolas Sarkozy a appelé ses partenaires à soutenir sa proposition d'un sommet international, avant la fin 2008, pour " une nouvelle articulation " du système financier mondial. À Washington, la Maison-Blanche indiquait hier que les dirigeants du G8 s'étaient prononcés pour la tenue d'un sommet consacré à cette question " dans un avenir proche ".Le climat victime de la crise ?Les dirigeants européens devaient examiner hier soir les " orientations " soumises par la présidence française de l'Union sur le climat. Le président de la Commission européenne les a exhortés à ne pas sacrifier la lutte contre le réchauffement climatique sur l'autel de la crise financière internationale. Ce que souhaite le Parlement européen. À l'unisson, le document de la présidence française maintient les objectifs initiaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Au grand dam des industries grosses consommatrices d'énergie qui souhaitaient un assouplissement.

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