En Asie aussi, les craintes apparaissent sur les profits

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Crise ou pas, la Chine espère toujours trouver de l'argent frais en Bourse pour financer son développement, notamment celui de ses infrastructures. En témoigne l'intervention de Pékin, hier, pour réaffirmer sa volonté d'introduire sur ses marchés (à Hong Kong et à Shanghai) Railways Group, le plus grand opérateur ferroviaire du monde, et ce, en respectant si possible les délais qu'il s'était impartis, à savoir dans les six mois qui viennent.Après des mois de disette pour les introductions en Bourse (IPO) et une chute de 64 % de la Bourse de Shanghai depuis janvier, ce genre d'initiative peut paraître osé. D'autant que la journée d'hier a montré que le rebond de début de semaine était encore des plus précaires. Mercredi, à Hong Kong, l'indice Hang Seng a chuté de 4,9 % et, en Inde, Bombay s'est également effondré de près de 6 %. Toutefois, certains experts ne jugent pas improbable que Pékin mène à bien l'opération. " Tout est question de prix, note un analyste, et Pékin a les moyens de rendre l'opération très attrayante. "L'INDE ET LA CHINE DEVRAIENT S'EN SORTIR MIEUX QUE LES AUTRESDe manière globale, le géant chinois, tout comme son voisin, l'Inde, sont cités comme les deux pays qui devraient s'en sortir mieux que les autres. Du point de vue des résultats, ceux-ci sont encore prévus en hausse de 16 % dans le premier cas et de 14 % dans le second. Ce qui n'exclut pas d'importantes révisions globales sur le continent. Attendus en hausse de 15 % à 20 % en début d'année, les profits devraient reculer de 3 %, voire jusqu'à 6 %, selon certains analystes. Sur 2009, les ajustements n'ont en revanche pas encore été réalisés, puisque les prévisions (autour de 13-14 % de hausse) sont encore très optimistes. " Pour cette année, l'essentiel du chemin de la révision a été fait, estime David Gaud, gérant chez Edmond de Rothschild AM. En revanche pour 2009, nous envisageons plutôt une hausse limitée à 5-6 %, avec trois trimestres en bas de cycle et une amélioration probable des profits au quatrième trimestre. "Dans ce contexte, la Corée du Sud apparaît comme le pays qui cumule le plus de fragilités. Attaqué sur le front de ses exportations du fait du ralentissement de la croissance globale, Séoul est également très vulnérable du point de vue de ses finances publiques. D'où la chute violente de sa devise (lire ci-dessus) . Côté résultats, ceux-ci ne sont attendus pour l'heure qu'en baisse de 1 % à 5 % cette année. Ce qui, au regard de pays comme Taiwan (- 23 %) reste encore limité. Toutefois, l'impact négatif pourrait être plus visible l'an prochain.

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