Citigroup pousse la logique du démantèlement à son paroxysme

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Cette séparation est une réponse à la réalité du marché, elle sera bonne pour nos créditeurs et nos actionnaires. » C'est officiel, alors que le titre Citigroup a chuté de 87 % depuis le début 2008, son directeur général, Vikram Pandit, s'est résolu à mettre fin au modèle de « supermarché financier » bâti et consolidé par ses prédécesseurs, Sandy Weill et Chuck Prince. Dès le deuxième trimestre, l'établissement qui, pour l'heure, conserve sa forme juridique et une seule cotation, présentera des comptes séparés pour sa « bonne banque » et sa « mauvaise banque », baptisée Citi Holdings. L'idée de la « bad bank » fait donc son chemin. Hier, le secrétaire au Trésor a même déclaré l'avoir explorée à l'échelon du secteur bancaire tout entier.En attendant, la division considérée comme saine chez Citi reprend la raison sociale du groupe avant sa fusion avec l'assureur Travelers en 1998, sur laquelle le conglomérat a été fondé. Elle s'appellera donc Citicorp. Tout un symbole en somme.Citicorp regroupera notamment la banque d'investissement, la banque de détail, la banque privée et les services aux institutions financières. Pandit a insisté hier sur le fait que le « modèle universel » de cette entité sera préservé car elle restera présente dans 104 pays et s'adressera toujours à une clientèle d'institutionnels et de particuliers.De son côté, Citi Holdings sera composée des activités « non stratégiques » du groupe ayant vocation à être cédées et de ses actifs toxiques, désormais garantis par le gouvernement fédéral. Y figureront notamment la participation de 49 % dans la coentreprise de gestion d'actifs (Smith Barney) pour particuliers formée cette semaine avec Morgan Stanley, les activités de crédit à la consommation, les filiales japonaises Nikko Cordial et Nikko AM, l'activité d'assurance de Primerica?wall street applauditL'annonce de Citigroup ? dont le conseil d'administration va être remanié ? intervient dans un contexte délétère : au quatrième trimestre 2008, le groupe a accusé une perte nette de 8,3 milliards de dollars portant son résultat négatif annuel à 18,72 milliards. Une fois encore, les comptes ont été pénalisés par des pertes de crédit, des dépréciations d'actifs et des provisions s'élevant au total à 28,3 milliards de dollars sur le trimestre.Malgré des pertes supérieures aux attentes du marché, Wall Street a applaudi la réorganisation et le fait que le groupe et le gouvernement fédéral aient conclu un accord définitif sur la garantie de ses créances risquées. À mi-séance, le titre gagnait 3,6 % à 3,90 dollars. Certains analystes ont toutefois exprimé des réserves sur les conséquences de cette opération. Chez Sanford C. Bernstein, John McDonald a prévenu qu'il « serait difficile de vendre des actifs et des activités dans les conditions de marché actuelles ».La direction de Citigroup a indiqué qu'elle anticipait une dégradation de la conjoncture aux États-Unis qui pourrait notamment peser sur son activité de crédit à la consommation. Mais Vikram Pandit a aussi noté qu'après l'injection de 45 milliards de dollars de fonds publics dans l'établissement, son ratio de solvabilité tier 1 se situait à 11,8 % contre 7,1 % voilà un an. Eric Chalmet, à New York 245 milliards Texte de base sur deux ou trois lignes maximum.

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