Olivier tcherniak

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Président d'Admical et secrétaire général de la Fondation Orange.Si au global le mécénat résiste bien à la crise, la culture, elle, pâtit de transfert de budget. Cela vous inquiète-t-il ? Oui. à plus d'un titre. D'abord, historiquement le mécénat culturel a été porté par Admical et il reste l'un de nos grands enjeux. Car les besoins des acteurs de ce secteur n'ont pas diminué. Bien au contraire. Les pouvoirs publics réduisent leurs subventions et ce mouvement de baisse va se poursuivre. Parallèlement, la fréquentation des musées, des expositions, va souffrir de la baisse du tourisme, notamment international. Mais surtout, je pense qu'on commet une grave erreur en pensant que, dans une période où les besoins de solidarité se font plus pressants, il est légitime de réduire la part dévolue à la culture pour se concentrer sur des actions à caractère social. On ne doit pas confondre divertissement et ouverture sur le monde. La culture est sans doute la forme la plus aboutie du social. Elle permet de vivre ensemble et c'est fondamental.Redoutez-vous d'autres effets de la crise ? Oui, on sent un retour à un certain protectionnisme. Aux actions internationales, certains préfèrent désormais se concentrer sur un mécénat de proximité.Les entreprises assurent qu'elles continueront à communiquer sur leurs actions de mécénat. Est-ce vraiment une priorité en temps de crise ? Ce n'est sans doute pas le moment de lancer des campagnes coûteuses, mais on peut communiquer en dépensant moins. Finalement, les crises ont une vertu : elles vous obligent à vous demander si chaque euro dépensé l'est de façon utile.Propos recueillis par P. K. On commet une grave erreur en pensant qu'il est légitime de réduire la part dévolue à la culture.flashinterview

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