Deutsche Börse s'envole de 30 % en une semaine

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L'espoir est de retour sur les marchés. En seulement cinq séances, Deutsche Börse a vu son action s'envoler de près de 30 %. La remontée des indices boursiers, ininterrompue depuis une semaine, contribue à éloigner les inquiétudes sur les volumes de transactions. Et ce d'autant plus facilement qu'Eurex, filiale commune avec Swiss Exchange et premier contributeur au résultat opérationnel du groupe, connaît une amélioration de son activité depuis le début du mois. Sur les dix premières séances de mars, la moyenne quotidienne des échanges sur le marché à terme se situait vendredi à 7,8 millions de contrats, après 6,8 à 6,9 millions en janvier et février. Mais la tendance reste à confirmer.Au-delà, l'action a pu profiter hier de rumeurs selon lesquelles les deux fonds activistes TCI et Atticus pourraient avoir réduit leur participation au capital de l'opérateur, via des instruments financiers. Selon l'hebdomadaire « Wirtschaftswoche », TCI et Atticus pourraient avoir cédé la majorité de leurs 19,3 %, via des options débouclées en numéraire. Du côté de la Bafin, le régulateur allemand, aucun franchissement de seuil n'a été notifié. Mais les instruments financiers à dénouement numéraire procurant une exposition économique ne sont pas soumis à déclaration. TCI et Atticus, qui n'ont pas souhaité commenter, pourraient avoir cherché à se couvrir face à la baisse des marchés, mais conserver à terme leur détention. Compte tenu de la pression exercée ces dernières années par les deux fonds, le recul de TCI et d'Atticus au capital laisserait à Deutsche Börse davantage de marge de man?uvre en matière de croissance externe. Interrogé hier par « Wirtschaftswoche » sur un parti tel que l'Intercontinental Exchange (ICE), Reto Francioni, son directeur général, a évoqué avoir toujours plusieurs options de croissance externe, sans plus de commentaires sur l'ICE. Pour Roland Pfaender, chez Commerzbank, « une fusion avec l'ICE pourrait faire sens : ce dernier est spécialisé dans les matières premières et Eurex sur les dérivés de taux et d'actions. » Pour autant, il rappelle que Deutsche Börse reste concentrée sur sa croissance organique. Selon Johannes Thormann, chez HSBC, il y a l'obstacle du prix : « L'ICE est chère, l'action intégrant 16 fois les bénéfices 2009, contre 7 fois pour Deutsche Börse ». C. FR.

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