La reprise des marchés boursiers s'amplifie

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Le rebond des indices s'est poursuivi lundi. Et de belle manière puisque le CAC 40 s'est adjugé 3,18 %, à 2.791,66 points, à peine moins que l'Euro Stoxx 50 (+ 3,26 %). A Wall Street, le Dow Jones recule cependant de 0,10 % et le S&P 500 de 0,35 %. Le Nasdaq traînait la patte, affichant -1,92 %. Mais comment au juste interpréter le rebond de plus 10 % des marchés boursiers européens depuis leur plus bas de séance du 9 mars comme salutaire ? Faut-il y voir le signe d'une reprise durable qui sous-entendrait que le pire est passé ? En un peu plus d'une semaine, le CAC 40 s'est redressé de plus de 14 % après avoir crevé le plancher des 2.500 points dans un environnement européen à l'unisson puisque l'Euro Stoxx 50 s'est octroyé un sursaut de même ampleur. L'optimisme affiché de certaines personnalités politiques et monétaires a contribué à soutenir la tendance. La ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi Christine Lagarde, le président de la BCE Jean-Claude Trichet et le patron de la Fed Ben Bernanke ont, ainsi, parlé d'une même voix en faveur d'une amélioration de l'économie à partir de 2010. Il n'en a pas fallu davantage pour laisser entrevoir aux investisseurs la possibilité d'un regain des bénéfices des entreprises sur la période. Et donc d'une revalorisation du compartiment des actions. D'autant qu'au niveau des valorisations, les marchés sont loin de refléter un tel optimisme. « Aux cours actuels, le marché intègre, implicitement, un repli de 50 % des bénéfices en 2008 et un niveau de résultats inférieur de 20 % en 2014 à ce qu'ils ont été en 2008 », glisse François Genovez, associé-gérant chez Quilvest & Associés. Ainsi, le secteur financier, qui a également profité des déclarations du président de Citigroup ayant affirmé avoir gagné beaucoup d'argent avec ses activités de crédit en ce début d'année, a largement contribué à soutenir la tendance. À l'image de titres tels que Dexia, BNP Paribas (dont le titre est repassé en territoire positif sur 2009), Axa ou encore Société Généralecute; Générale dont les cours ont grimpé de 35 à plus de 80 % sur cinq jours. opérateurs nerveuxMalgré cela, l'expert pense que le rebond des marchés est plus d'ordre technique que fondamental. Car pour le moment, rien de concret ne peut laisser présager une amélioration de la conjoncture économique. Comme l'ont montré les courants vendeurs qui ont suivi les trois précédentes phases de rebond supérieures à 10 % du CAC 40 depuis la faillite de Lehman Brothers, le soufflé peut vite retomber. Surtout dans un marché où les volumes d'échanges, seul vrai source de carburant potentiel pour relancer la machine, restent particulièrement creux. Sans compter que la perspective de nouvelles augmentations de capital, et donc d'afflux de papier sur le marché, est susceptible de peser à tout moment sur les cours. Et ce, alors que le redémarrage, en fin de semaine dernière, de l'indice VIX, reflet de la volatilité du S&P 500 aux États-Unis, traduit toujours une nervosité hors normes du côté des opérateurs.

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