Porsche sur le point d'être racheté par Volkswagen

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utomobileLa lutte de pouvoir pour le sauvetage de Porsche est entrée dans sa phase finale, chaque jour apportant son lot de nouvelles rumeurs. Hier, la presse allemande assurait que Volkswagen était sur le point de reprendre Porsche, endetté à hauteur de 10 milliards d'euros, pour en faire la 10e marque du groupe. Puis les actionnaires de Volkswagen s'apprêteraient à ouvrir le groupe intégré à un investisseur extérieur, le Qatar. Porsche démentait dans la journée ces informations publiées simultanément par deux quotidiens allemands. Le dossier Porsche pourrait être définitivement clos à l'issue des conseils de surveillance des deux entreprises, qui se tiendront tous les deux à Stuttgart le 23 juillet.Porsche ? qui il y a quelques mois était encore le plus prospère des constructeurs allemands ? a tenté l'an passé de financer le rachat de Volkswagen (Porsche possède 51 % du capital de VW et une action), pourtant bien plus gros, par une spéculation boursière effrénée. Mais le patron de Porsche, Wendelin Wiedeking, s'est fait surprendre par la crise financière. Depuis, de prédateur, le petit constructeur de Stuttgart est devenu la proie de Volkswagen qui entend ajouter ce bijou de la technologie à son portefeuille de marques.querelle de familleAujourd'hui, deux batailles se jouent en parallèle. Une lutte économique autour du sauvetage de Porsche et, au-delà, une vieille querelle de famille entre les héritiers de Ferdinand Porsche, à la fois fondateur de Porsche et inventeur de la célèbre Coccinelle. L'homme clé de ces deux batailles est Ferdinand Piëch, actionnaire de Porsche et président du conseil de surveillance de la société.Deux schémas de sauvetage se font face. Celui privilégié par Porsche passe par le Qatar. L'émirat propose 7 milliards d'euros pour l'achat de 25 % du capital de l'entreprise et 24 % d'options d'achat sur les actions Volkswagen que possède le constructeur de Stuttgart. L'entrée du Qatar permettrait à Porsche de conserver son indépendance. Selon la presse, c'est le second scénario, celui prévoyant la reprise de 49,9 % du capital de Porsche par Volkswagen et l'ouverture du capital du groupe à un troisième investisseur, le Qatar, qui se serait finalement imposé. Ce schéma se heurte à la violente résistance des salariés de Porsche et des syndicats. L'intégration de Porsche au groupe Volkswagen marquerait la victoire de Ferdinand Piëch sur les autres héritiers de Porsche et signerait le départ de Wendelin Wiedeking. Une chose est déjà sûre, le sauvetage de Porsche passera par le Qatar.

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