Coup de frein sur les gazoducs

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Depuis la résurgence de Moscou comme superpuissance énergétique, plusieurs projets dispendieux de pipelines ont vu le jour, destinés à relier les vastes champs pétroliers et gaziers du nord de la Sibérie, éloignés de plusieurs milliers de kilomètres des gourmands marchés européens et surtout asiatiques. Des projets dont la logique économique paraissait claire avec un prix baril en constante hausse, mais beaucoup moins avec un baril descendant rapidement vers les 70 dollars. Le Kremlin a déjà engagé près de 16 milliards de dollars pour bâtir un oléoduc Sibérie-Pacifique de 4.700 km pour une capacité de 80 millions de tonnes de brut par an. À peine moins cher, un gazoduc baptisé Altaï, long de 2.800 km et d'une capacité de 30 milliards de mètres cubes de gaz est déjà en délicatesse, car Pékin et Moscou ne parviennent pas à s'entendre sur le prix du gaz. Côté européen, Gazprom a deux vastes chantiers : Nord Stream, via le lit de la mer Baltique vers l'Allemagne, et South Stream, via le lit de la mer Noire vers la Bulgarie avec le marché italien comme objectif. Deux gazoducs dont le coût devrait dépasser les 30 milliards de dollars... Début octobre, la presse russe annonçait que la mise en exploitation du gazoduc South Stream, prévue pour 2013, pourrait être repoussée d'au moins deux ans. Mercredi, Moscou a freiné sur le nouvel oléoduc BTS-2 de 1.000 km vers le terminal de Primorsk sur la Baltique. Et celui-ci ne coûte " que " 3,6 milliards d'euros.

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