Sarkozy annonce des mesures pour doper l'économie

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Auréolé par " le cercle vertueux " engagé face à la crise, Nicolas Sarkozy n'entend pas s'arrêter là. Il estime que les Européens, qui ont réussi à s'unir face au tsunami financier, peuvent également le faire pour doper l'économie réelle qui s'enfonce dans les profondeurs. " L'émergence du gouvernement économique de l'Europe, qu'on attend depuis si longtemps, qui a commencé dimanche dernier, il ne faut pas l'arrêter ", a déclaré le président en exercice du Conseil européen hier à Bruxelles.Il faisait référence à la réunion des dirigeants de la zone euro qui a lancé le colossal plan de défense bancaire, communautarisé ensuite par l'ensemble des États membres. Sauf que, de l'aveu même de Nicolas Sarkozy, l'idée de constituer un gouvernement économique ne fait pas l'unanimité. L'Allemagne notamment voit d'un mauvais oeil tout transfert de souveraineté dans ce domaine. Mais, selon la méthode Sarkozy désormais bien huilée, ce n'est pas une raison pour ne pas tenter d'aller de l'avant. Ainsi, la présidence française de l'Union prendra une initiative avant la fin de l'année pour " la coordination des politiques économiques " des États membres." DETERMINATION"" J'ai plusieurs idées en la matière, ce n'est pas le lieu de les mettre sur la table ", a observé le chef de l'État français. En tout cas, les conclusions du Conseil européen soulignent la " détermination " des États membres à " prendre les mesures nécessaires pour soutenir la croissance et l'emploi ". Et d'inviter la Commission de Bruxelles à " formuler d'ici à la fin de l'année des propositions adaptées, notamment pour préserver la compétitivité internationale de l'industrie européenne ".Par ailleurs, le Conseil européen a décidé d'" oeuvrer avec ses partenaires internationaux à une réforme réelle et complète du système financier international fondée sur les principes de trans parence, de solidité bancaire, de responsabilité, d'intégrité et de gouvernance mondiale ". Il a appelé à un sommet international, un " nouveau Bretton Woods ", dont Nicolas Sarkozy avait avancé l'idée lors de l'assemblée générale des Nations unies fin septembre. Un tel sommet pourrait avoir lieu autour du 20 novembre à New York, selon des diplomates bruxellois. Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, doivent rencontrer ce samedi à Camp David le président américain, George Bush, pour arrêter l'ordre du jour et la liste des pays participants. Les Européens souhaitent aborder la question des paradis fiscaux ainsi que le rôle futur du Fonds monétaire international.

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