Le républicain John McCain peine à rallier les indécis

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À dix-huit jours du scrutin du 4 novembre, démocrates et républicains tentent de rallier les 13 % d'électeurs indécis, dont le choix sera déterminant dans des États clés comme l'Ohio et la Floride. Le démocrate Barack Obama séduit de plus en plus d'électeurs indépendants que le républicain John McCain ne parvient pas à convaincre.Mercredi soir, le troisième et dernier débat entre les candidats, qui a notamment porté sur les questions économiques, n'a pas enrayé cette dynamique. Selon un sondage CNN, 57 % des indépendants ont jugé Obama vainqueur, une majorité de téléspectateurs estimant que le sénateur de l'Illinois gérerait mieux l'économie que McCain...FORT RECUL DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLEAu cours du face-à-face, John McCain a pourtant attaqué sans relâche son adversaire qu'il accuse de vouloir augmenter les impôts, dont ceux des PME. McCain a mentionné à vingt reprises le cas de Joe Wurzelbacher, un plombier de Holland (Ohio), qui avait interpellé le candidat démocrate sur ses projets fiscaux lors de l'un de ses déplacements. McCain a affirmé que le programme d'Obama menaçait les intérêts de " Joe le plombier ". S'adressant directement à Joe, le démocrate a rétorqué qu'il entendait réduire les impôts des 95 % d'Américains dont les revenus annuels sont inférieurs à 250.000 dollars, catégorie à laquelle appartiennent 98 % des PME du pays." Je veux accorder un allégement fiscal maintenant " au " plombier, à l'infirmière, au pompier, à l'enseignant et au jeune chef d'entreprise ", a martelé Obama alors que la situation économique alarme un nombre croissant d'Américains. Dernier motif d'inquiétude : la Réserve fédérale a annoncé hier pour le mois de septembre le plus fort recul de la production industrielle aux États-Unis depuis 1974. Pour répondre à la crise, John McCain a dévoilé cette semaine un plan de relance de 52,5 milliards de dollars, et souhaite que 300 des 700 milliards de dollars du plan de sauvetage financier adopté par le Congrès soient consacrés au refinancement de crédits hypothécaires. De son côté, Barack Obama a lui aussi proposé des mesures d'un coût de 60 milliards de dollars, parmi lesquelles figurent des crédits d'impôts destinés aux entreprises créant des emplois aux États-Unis.

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