Le FMI au secours de l'Ukraine

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Arrivée mercredi soir à Kiev, une délégation du Fonds monétaire international envisage de prêter entre 3 et 14 milliards de dollars à l'Ukraine, a annoncé hier le Premier ministre Ioulia Timochenko. Il y a urgence : la maigre confiance dans le système bancaire du pays s'est en effet volatilisée ces derniers jours après que la monnaie nationale (la hrivna) se fut effondrée la semaine dernière de 20 % par rapport au dollar. Les Ukrainiens ont massivement cherché à convertir leurs dépôts en dollars ou à retirer leurs avoirs, poussant plusieurs banques au bord du précipice.Parallèlement, la paralysie gouvernementale causée par l'annonce d'élections législatives n'a rassuré ni la population ni les investisseurs. Engluée dans une affaire de rachat trouble, la sixième banque du pays a déjà subi ce dernier mois une vague de retraits. La Banque centrale ukrainienne (NBU) a limogé la direction de PromInvestBank et pris en charge sa gestion. Depuis septembre, la NBU a injecté en outre environ 3 milliards de dollars dans le système bancaire ukrainien. Face à l'écroulement de la Bourse (- 74 % sur douze mois) provoqué par l'exil massif des placements étrangers, la NBU est intervenue en puisant massivement (autour de 30 milliards de dollars) dans les réserves. Au risque de déséquilibrer fatalement la balance des paiements, déjà plombée par l'augmentation très rapide des tarifs gaziers par la Russie.BAISSE DU COURS DES METAUXComme un malheur n'arrive jamais seul, les cours des métaux se sont simultanément effondrés. La production d'acier - l'une des principales exportations ukrainiennes - a en conséquence brutalement chuté de 29 % en septembre. Seule bonne nouvelle, l'inflation a commencé à décroître après avoir culminé à 31,1 % en mai dernier.Sur le plan politique, dans l'attente des élections législatives anticipées à la suite de l'éclatement de la coalition gouvernementale, règne la plus grande confusion. Le parti minoritaire du président rencontre l'opposition du Parlement qui bloque le transfert des fonds publics nécessaires à l'organisation du scrutin. En outre, les politologues estiment que ce nouveau scrutin n'a aucune chance de mettre fin à l'instabilité chronique du pouvoir.

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