Les marchés émergents retrouvent leurs supporters

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Les pays émergents pourraient-ils retrouver leur rôle de locomotive si la hausse des marchés repartait plus durablement ? Si elle est encore timide, cette idée retrouve, depuis peu, de plus en plus d'écho auprès des investisseurs dont l'appétit pour le risque semble s'être à nouveau aiguisé.Parmi les grands chantres de cette stratégie, Marc Faber est de ceux qui se font entendre depuis quelques jours à ce sujet. Connu pour certains de ses paris audacieux, notamment sur l'or ? qu'il continue de privilégier ? cet investisseur insiste aujourd'hui sur la nécessité de réinvestir les marchés émergents, dont la Chine, ainsi que les matières premières. « Ces classes d'actifs sont désormais bradées », explique-t-il, alors que l'indice Reuters/Jefferies CRB perd 44 % depuis l'an dernier, « il est temps de les reprendre en considération car ils ont sans doute à offrir beaucoup de potentiel d'ici les deux années à venir ».Ces classes d'actifs rencontrent également de plus en plus de succès auprès des brokers. Gary Dugan, responsable chez Merrill Lynch des investissements sur l'Europe émergente, le Moyen-Orient et l'Afrique, les met en avant, soulignant le rôle de « leader » qu'elles pourraient avoir en cas de reprise.poches de cashToutefois, s'ils se persuadent de plus en plus des zones dans lesquelles se trouvent les gisements futurs de la hausse, ces professionnels sont encore peu nombreux à évaluer le moment précis d'un possible retournement. Le stratège William Vijlder, chez Fortis Investments, est peut-être à ce sujet un de ceux qui figurent parmi les plus aventureux. Sur la base de précédents historiques, le gérant estime que « la Chine et les marchés émergents pourraient connaître dès la mi-2009 un rebond de l'ordre de 25 % ». Le fait qu'il y ait d'importantes poches de cash aujourd'hui qui ne demandent qu'à être investies pourrait, selon lui, rendre ce rallye « assez explosif ». Dans l'ensemble, néanmoins, la prudence reste encore de mise. D'ailleurs, si la hausse de ces marchés revient dans nombre de prédictions, son horizon est encore difficile à déterminer. Certains points sombres demandent à être réglés avant que la confiance ne se réinstalle vraiment. « Il faudrait que le marché de l'immobilier aux États-Unis ait touché le fond », précise Gary Dugan, et « que le rythme des destructions d'emplois se stabilise ». Même les plus optimistes, comme Marc Faber, n'excluent pas de voir « les marchés tester de nouveaux points bas ». Toutefois, les valorisations aidant, on l'aura compris, l'appétit pour le risque est de nouveau encouragé.

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