Une crise des vocationsAnalyseDiscrimination syndicale et dé...

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Une crise des vocationsAnalyseDiscrimination syndicale et départs à la retraite clairsèment les rangs des élus. Attirer de nouveaux venus est un enjeu pour les directions d'entreprise.La charte signée par Axa pose deux questions aux entreprises, dans un contexte social tendu que seuls les syndicats peuvent empêcher de déraper. À condition de disposer d'une présence militante dans les entreprises. Or c'est là que le bât blesse. Pour deux raisons.le fossé se creuseD'une part, les syndicalistes sont victimes d'une discrimination syndicale larvée. Même si la loi la condamne vertement. Mais le temps de militantisme est pris sur celui du travail, lequel s'intensifie. La carrière des salariés, et encore plus des cadres, pâtit de leur engagement. Ils le savent et renâclent à militer. Ce sont les mêmes qui se dévouent, année après année, pour occuper les fonctions d'élus du personnel ou de délégué syndical. Ces quasi-permanents vieillissent lentement dans leur statut.Aussi, les rangs des syndicalistes de bon niveau se creusent par le papy-boom, le départ à la retraite des salariés au travail depuis le milieu des années 1970. Aujourd'hui, les cheveux gris songent plus à maintenir les acquis qu'à lancer des discussions sur des thèmes d'avenir. Le fossé se creuse entre eux et les jeunes salariés, férus d'actions en réseaux informels, ainsi qu'avec les directions d'entreprise, qui pensent aux échéances des dix prochaines années. La fin du dialogue social traditionnel est au bout de la route. Nulle entreprise ne peut s'en réjouir. P. J.

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