Le patronat espère des réformes rapides

La perspective d'avoir aux commandes du pays un gouvernement stable, que ne paralysent pas des coalitions hétéroclites, ravit le patronat indien. Interviewés peu avant le résultat du scrutin par « La Tribune », Chandrajit Banerjee, directeur général de la Confederation of Indian Industry (CII), et Amit Mitra, secrétaire général de la Federation of Indian Chambers of Commerce and Industry (Ficci), les deux principales organisations patronales indiennes, exprimaient tous deux leur désir de voir le nouveau gouvernement agir fortement pour relancer l'activité. « C'est la priorité numéro un », estime le patron de la CII, selon qui un très gros effort devra être fait pour les infrastructures. « Nous avons besoin d'investissements dans les autoroutes, les centrales électriques, les ports, affirme-t-il, des dépenses publiques dans ces domaines auraient beaucoup de sens sur le plan économique. » Les investissements privés doivent également être soutenus, insiste de son côté le responsable de la Ficci. « Il y a actuellement plein de projets en attente dans les entreprises, des usines, des machines à installer, parce que les taux d'intérêt sont trop élevés. Les PME empruntent à plus de 16 % ! La priorité du gouvernement doit donc être de faire baisser les taux », estime-t-il. D'autant que cela aurait un autre avantage : ranimer la consommation en « faisant revenir sur le marché les consommateurs qui, actuellement, ne peuvent acheter une maison ou une voiture parce que les crédits sont trop chers ».textes en souffranceDeuxième grand domaine où une action énergique du gouvernement est attendue : la poursuite des réformes « politiques et administratives », selon M. Banerjee. Amit Mitra insiste sur la nécessité de faire adopter par le Parlement différents projets de loi qui ont été bloqués par la fin de la législature et qui visent notamment à moderniser les systèmes de retraite, les banques et les compagnies d'assurances. Sont également en souffrance des textes sur des prises de participation d'entreprises privées dans le secteur de la défense ou sur la promotion de la recherche. La Ficci espère que le nouveau Parlement s'en saisira très vite, d'autant plus que le gouvernement n'aura plus désormais à tenir compte de l'hostilité des partis de gauche sur ces questions.À plus long terme, les entreprises attendent également un ensemble d'initiatives du gouvernement dans des domaines comme les privatisations, la réglementation du travail, la modernisation de la chaîne logistique de l'agriculture ou l'éducation.P. de J., à New Delh

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