Médicaments  : léger rebond en 2009

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harmacie« Les médicaments ne sont plus la cause du déficit de l'assurance-maladie ! » a martelé hier Christian Lajoux, président du Leem (syndicat patronal de l'industrie pharmaceutique). Deux jours après la prévision d'un déficit record de la Sécurité sociale en 2009, les laboratoires veulent prouver qu'ils ne sont pas les mauvais élèves du système de soin. Selon le Leem, le marché des médicaments remboursables vendus en pharmacie devrait croître de 1,5 % à 2 % cette année, soit « à peu près au niveau » de l'évolution autorisée par la loi de financement de la Sécurité sociale (1,4 %), après une hausse de 0,8 % en 2008, à 19,1 milliards d'euros.« Cette évolution s'explique par la moindre proportion de blockbusters [médicaments générant plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires, Ndlr] à indications thérapeutiques larges et de nouveaux produits, mais aussi par l'essor des génériques », résume Claude Bougé, directeur général adjoint du Leem. Une boîte sur cinqLe développement continu de ces copies moins chères ne se dément pas. Pour la première fois en 2008, les génériques ont dépassé (en valeur) le seuil des 10 % (10,2 %) des ventes de médicaments remboursables, soit près de 2 milliards d'euros. En volume, ils représentent une boîte de médicaments sur cinq et « vraisemblablement une sur quatre dès 2010 », estime Claude Bougé. De quoi alimenter la grogne des groupes traditionnels. Ils dénoncent ainsi les Contrats d'amélioration des pratiques individuelles (Capi) par lesquels les médecins peuvent « s'engager sur des objectifs de prescription de produits anciens » (le plus souvent génériqués) en échange d'un complément de rémunération « jusqu'à 5.000 euros par an ». « Le Leem envisage un recours sur ce sujet devant le Conseil d'État» a précisé Christian Lajoux. Au final, « nous ne demandons pas d'aide financière mais des simplifications administratives et un accès des médicaments au marché dans de bonnes conditions », a-t-il résumé. Autant de points qui seront évoqués lors du conseil stratégique des industries de santé qui réunira, en septembre, pouvoirs publics et industriels. AUDREY TONNELIER

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