L'écoute des radios en différé sera bientôt mesurée

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ternetFace au ralentissement de la croissance des investissements publicitaires sur Internet (+ 1,6 % en mai selon TNS) et à la difficulté de valoriser leurs contenus audio, les groupes de radio français (Lagardèrerave;re, NextRadioTV, RTL, NRJ?) se sont accordés hier sur une mesure d'audience commune de l'écoute de la radio en différé. Les premiers résultats de la nouvelle mesure, développée par Médiamétrie, seront publiés dès septembre. Elle permettra une évaluation précise du nombre de téléchargements de podcasts ? fichiers audio qu'un auditeur peut télécharger gratuitement puis écouter sur un lecteur MP3 ?, du nombre et de la durée d'écoute des contenus d'émission en direct et en différé.Si les différentes radios se sont fédérées autour du projet, c'est que ces données sont indispensables pour séduire les annonceurs, réticents à l'idée d'investir sans notion précise sur l'audience de ces nouveaux modes d'écoute.Véritable relais d'audience pour les chaînes de radio, les services de téléchargement de programmes et d'émissions de radio à la demande connaissent en France un succès réel. Selon les premiers chiffres de Médiamétrie réalisés sur les sites de BFM Radio, Europe 1, Fun Radio, RMC, RTL et RTL 2, les internautes ont téléchargé près de 34 millions de podcasts sur les cinq premiers mois de l'année, et plus de 7 millions sur le seul mois de mai. Et sur le site RTL, qui compte plus de 2 millions de visiteurs uniques par mois, « un internaute sur deux écoute un contenu en différ頻, affirme Tristan Jurgensen, directeur général de RTL Net.annonceurs sceptiquesMais le phénomène de mode a rapidement buté sur le scepticisme des annonceurs. « Ils ont perçu le potentiel publicitaire des podcasts dès leur apparition en 2005 », explique Sylvain Niquet, directeur expertise radio de Carat France. Mais les investissements publicitaires se sont raréfiés après une phase d'engouement, « principalement faute d'informations sur le march頻, concède-t-il.Les radios disposeront donc très prochainement d'un premier outil pour convertir leur succès d'audience en recettes publicitaires. Mais d'ores et déjà, la mesure est appelée à évoluer. En effet, chaque téléchargement de podcast ne débouche pas systématiquement sur une écoute réelle du fichier. La plate-forme iTunes d'Apple, d'où sont effectués les deux tiers des téléchargements, est la seule à détenir les données d'écoute réelles des fichiers téléchargés. Médiamétrie et les groupes de radio enverront prochainement un courrier commun à la firme californienne pour l'inviter à discuter du partage de ces données. Cécile Barbière

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