Primes à sept chiffres, une banalité ?

Pas un jour ne passe sans que le représentant d'un pays européen ou un élu américain n'appelle à plus de sagesse ou de coordination internationale sur les bonus. Mais pas un jour ne s'écoule sans que la preuve soit faite que les politiques courent derrière le marché. Depuis « l'affaire » des provisions semestrielles de Goldman Sachs dédiées à la rémunération de ses vedettes (11,4 milliards de dollars entre janvier et juin), celle du bonus à 100 millions de dollars (payable cette année) que réclame le patron de Phibro, la filiale de courtage de matières premières du géant Citigroup, et les bonus garantis sur plusieurs années qu'offre le patron de Barcap, la filiale de banque d'investissement de Barclays à une poignée de ses meilleurs traders, quelques chiffres fous ? cette fois non confirmés par les banques concernées ? circulent sur le mercato des « golden boys ». Il est notamment question d'un contrat de 30 millions de dollars garanti sur deux ans qu'aurait offert Bank of America à une ex de Goldman Sachs. Sur les marchés de matières premières, l'envolée des cours depuis le creux de février marque le retour des embauches avec bonus garantis « de 1 million de dollars ou plus cette année », commentait hier le patron d'une société de recrutement new-yorkaise, Commodity Talent LLC, à l'agence Bloomberg. Les banques ont les moyens : elles gagnent à nouveau des milliards sur les marchés, et elles ont beaucoup licencié depuis deux ans. M. M. 

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