Londres ne fait plus rêver

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Concurrence. Retournement violent des prix de l'immobilier, montée des défauts de paiement sur les cartes de crédit, récession économique brutale et chute spectaculaire de la livre sterling qui, depuis de début de l'année, a perdu plus de 30 % face à l'euro. Au point que des voix s'élèvent et alimentent un débat houleux pour que la Grande-Bretagne rejoigne la zone euro, ce qui est politiquement peu vraisemblable. Il ne manquait plus que la remise en cause de la domination de la City. C'est fait. Dans un rapport remis au maire de Londres vendredi, le président de Merrill Lynch Europe, Bob Wingley, estime que la City risque de perdre son statut de centre financier mondial : « les récents événements ? Northern Rock, [?] la chute de Lehman Brothers ? ont touché Londres au c?ur de sa confiance. Nous ne pouvons plus prendre pour acquis le fait que notre capitale soit considérée comme l'endroit le plus sûr pour faire du business. » Il souligne en particulier l'émergence de nouvelles villes comme Hong Kong ou Dubaï. Mais pour lui, le problème de Londres remonte à avant la crise : son régime fiscal, moins intéressant depuis quelques années, et le coût de la vie à Londres limitent la compétitivité de la City. Quant à la congestion de l'aéroport d'Heathrow et les transports en commun peu agréables, ils ne font qu'ajouter aux difficultés de la capitale britannique.

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