Sévère récession pour l'industrie et le BTP

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La menace se précise. Évoqué un temps du bout des lèvres par les économistes, le spectre de la récession fait désormais partie des hypothèses très probables en 2009. Selon Euler Hermes Sfac, dans le sillage d'un quatrième trimestre 2008 catastrophique au cours duquel l'activité reculera de 0,7 %, le taux de croissance du PIB se repliera de 0,5 % en 2009, dans la moyenne des pays de l'OCDE. Une telle situation ne s'est produite qu'à deux reprises depuis 1950 : en 1975 (? 1 %) et en 1993 (? 0,9 %).Sans surprise, la panne actuelle de l'industrie devrait se prolonger. « Tous les secteurs industriels souffriront », précise Karine Berger chez Euler Hermes Sfac. L'automobile serait le secteur le plus touché, avec une baisse de production de 21 % l'an prochain, en lien direct avec la baisse de la consommation des ménages, la chute des exportations et l'accélération des délocalisations. Avec une contraction de l'activité de 5 %, le BTP sera aussi à la peine. Le commerce et les services ne seront pas épargnés. Une situation difficile confirmée par la ministre de l'Économie, Christine Lagarde. « Nous savons très bien que la situation des entreprises se dégrade rapidement et brutalement », a-t-elle déclaré hier à l'Assemblée nationale. Dans ce contexte, le plan de relance gouvernemental de 26 milliards d'euros peut-il amortir la crise, à défaut de stimuler l'activité, à hauteur de 1 point de PIB comme l'espère le gouvernement ? Karine Berger reste prudente, compte tenu du fait que seuls 8 milliards d'euros sur les 26 prévus par ce plan correspondent à des dépenses nouvelles, le reste étant une anticipation de ce qui était prévu en 2010 et en 2011. Un exemple : grâce à la « prime à la casse » prévue par ce plan de relance, 150.000 à 200.000 véhicules supplémentaires seront produits en France en 2009. décélération« Ainsi, la consommation de voitures dans l'Hexagone accuserait une baisse de seulement 9 % l'an prochain, alors qu'elle aurait atteint 15 % sans cette prime », estime Karine Berger. « S'il répond bien aux besoins de financement et d'investissement des entreprises, ce plan n'est en revanche pas du tout un plan de relance par la consommation », relève l'économiste. Résultat, en attendant que l'investissement redevienne un moteur à part entière de l'activité, la consommation, qui fut le principal stimulus de l'économie depuis 2000, devrait continuer à décélérer. Et l'objectif gouvernemental d'atteindre 2 % de croissance en 2010 s'éloigner. Fabien Piliu++BSD ++PasSupprimerBalise balise systèmene pas supprimer++BSF ++

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