Boris Vian, prince du swing

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Génial touche-à-tout, funambule des mots et des notes, Boris Vian est un artiste insaisissable? L'album « Boris Vian, le swing et le verbe » s'applique à tracer les lignes de force de cette vie de météorite. Une des constantes de son ?uvre, c'est la musique. « Vian s'y est toujours intéressé comme forme d'expression artistique, mais il s'est intéressé aussi à sa composition, à sa création et à tout ce qu'elle peut apporter de renouveau dans le monde des arts, sans a priori ni dogmatisme », souligne Marc Lapprand, l'un des auteurs, qui prépare l'édition des ?uvres romanesques de Vian dans La Pléiade pour 2010.rencontre initiatiqueSe souvient-on que Vian a écrit plus de cinq cents chansons?? Qu'il a composé un opéra à succès, « le Chevalier des neiges » en 1953?? S'appuyant sur des documents de premier ordre, cette biographie illustrée raconte cette passion dévorante de « Bison ravi » (l'anagramme de Boris Vian) pour la « zizique », depuis sa rencontre initiatique en 1929 avec un virtuose nommé Yehudi Menuhin, jusqu'à son expérience de directeur artistique chez Philips. Son amour pour le jazz occupe une place de choix à travers des images fortes. On retrouve ainsi Boris Vian et sa « trompinette » pour des b?ufs endiablés au Tabou ou dans les fêtes enfiévrées de Saint-Germain.Les auteurs reviennent également sur le scandale du « Déserteur », en présentant notamment le premier manuscrit de la chanson daté du 15 février 1954, ou encore cette reproduction du dos de la pochette d'un disque de Vian avec les visas de censure du comité d'écoute de la radiodiffusion.Autre facette du personnage, le poète. Les éditions Les Allusifs publient le recueil posthume (paru en 1962) « Je voudrais pas crever », illustré par une vingtaine d'artistes (Loustal, Dupuy-Berberian, etc.). Pour retrouver l'ambiance crépusculaire et l'impertinence du grand Boris?: « Tout a été dit cent fois/Et beaucoup mieux que par moi/Aussi quand j'écris des vers/C'est que ça m'amuse. » n trois livres « Boris Vian, le swing et le verbe », éditions Textuel, 49,90 euros. « Je voudrais pas crever », éditions Les Allusifs, 28 euros. À lire aussi l'essai enlevé de Gérard Bonal? « Saint-Germain-des-Prés », paru au Seuil.

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