Breton s'engage sur la rentabilité d'Atos

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Transformer à marche forcée le groupe, intégrer ses opérations pour le rendre plus rentable. À l'occasion de la publication des résultats annuels du groupe, globalement en ligne avec les attentes, le nouveau PDG d'Atos, Thierry Breton, a résumé son ambition en deux équations savantes. La première : « TOP = (plan de transformation précédent 3o3 + nouveaux leviers + plus d'ambition), le tout multiplié par vitesse. » En clair : mise en ?uvre immédiate du programme TOP (Total Opérationnel Performance) afin d'améliorer la productivité des opérations d'Atos. Ce programme compte quelque vingt projets transversaux destinés à « générer des économies récurrentes » concernant par exemple l'immobilier, l'infrastructure informatique du groupe ou la standardisation de ses processus, pour les rendre plus efficaces. Ce chantier revient au directeur général adjoint, Charles Dehelly, ex-Thomson, récemment recruté. Son alter ego Gilles Grapinet, ancien de Bercy, aura parallèlement pour mission de doter l'entreprise d'une « épine dorsale » renforcée afin d'exercer un meilleur contrôle. Bâti par acquisitions successives, Atos avait laissé une grande autonomie aux différents pays.Deuxième équation livrée par Thierry Breton : « Un an = six mois. » Autrement dit : Atos sera désormais piloté sur une périodicité semestrielle afin d'être plus réactif dans la crise. Plus classique, l'ancien ministre de l'Économie a annoncé compter réduire de 3.000 personnes les effectifs du groupe à 49.000 fin 2009, en jouant sur les départs naturels.améliorer la margeSelon Thierry Breton, l'ensemble de ces mesures devraient permettre une amélioration de 0,5 à 1 point de la marge en 2009 par rapport à celle de 2008, de 4,8 %, malgré un recul attendu de 2 % du chiffre d'affaires sur l'exercice. Dans une note publiée hier, le courtier Exane BNP Paribas se demandait si Thierry Breton pourrait persuader les marchés de la capacité de ce plan à améliorer la rentabilité de l'entreprise. La Bourse a réagi hier sans excès d'enthousiasme à ces annonces, le titre abandonnant 3,5 %, à 19,40 euros. Olivier Hensge

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